Portraits libanais durant la crise
Grace Attieh
De la crise économique à la pandémie de la Covid-19, du séisme de 2020 aux guerres successifs, les portraits libanais reflètent à la fois une profonde anxiété et un espoir persistant — un espoir que près de cinquante ans d’épreuves n’ont pas réussi à écraser.
Entre acceptation et résilience, la frontière est mince.Entre l’espoir et le désespoir, le pont demeure, traversé par d’incessants va-et-vient.
La Libanaise et le Libanais d’aujourd’hui incarnent une foi mêlée de douleur, une anxiété qui devient le point de départ de l’espoir, et un désespoir adouci par une patience forgée au fil des années.
Une nation détruite ? Non, mais profondément affaiblie.Une résignation ? Non, mais une fatigue grandissante.Je dédie cette exposition à toutes les mères qui ont enduré un système fragile, incapable de protéger ni les femmes ni les enfants.
Aux Femmes, avec un grand F, aux Enfants, avec un grand E, et aux Hommes, avec un grand H — tous confondus : mariés, célibataires, empêchés parfois de s’unir par une crise économique dévastatrice.
Je rends hommage aux mères qui ont perdu leurs enfants lors de l’explosion de 2020.Un système fragile ne fait que fragiliser davantage ses citoyens, où qu’ils soient dans le monde.Ces portraits sont les miens, les vôtres, les nôtres.
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