Pourparlers de Genève : Dernière chance pour éviter une nouvelle guerre au Moyen-Orient

Opinion 24-02-2026 | 11:06

Pourparlers de Genève : Dernière chance pour éviter une nouvelle guerre au Moyen-Orient

Les États-Unis et l'Iran se dirigent vers un troisième round de pourparlers à Genève, portant des plans de paix et de guerre. Les États-Unis manifestent une certaine volonté de conclure un accord provisoire et un enrichissement limité.
Pourparlers de Genève : Dernière chance pour éviter une nouvelle guerre au Moyen-Orient
Pourparlers de Genève : jeudi, dernière chance pour éviter une nouvelle guerre au Moyen-Orient
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Une atmosphère belliqueuse qui a prévalu ces derniers jours a accéléré la décision de fixer jeudi comme date pour le troisième round de négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran à Genève. Ce round représente un carrefour entre deux chemins divergents, soit jeter les bases de la désescalade, soit commencer le compte à rebours vers une explosion.

 

Sur les rives du lac Léman, il deviendra clair si les deux parties sont prêtes à concéder aux lignes rouges que chacune a tracées pour l'autre, ou à s’y accrocher encore plus fermement même si cela entraîne l'éclatement d'une guerre.

 

Le président iranien Masoud Pezeshkian a souligné des signes encourageants, tout en insistant sur la préparation à tout scénario possible. Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a noté qu'un accord rapide est encore possible, tout en déclarant en même temps que son pays répondrait en bombardant des bases américaines dans la région s'il était attaqué. Le Guide suprême Ali Khamenei a assigné des responsabilités aux responsables et a esquissé des alternatives dans le cas où une guerre éclaterait et où les dirigeants étaient ciblés pour une tentative d'assassinat.

 

Par ailleurs, les manifestations renouvelées de dimanche dans les universités de Téhéran et de Mashhad dressent le tableau d'une situation qui reste marquée par l’anxiété interne.

Affrontements entre opposants et partisans du régime iranien lors d'une manifestation à l'Université de technologie Amirkabir de Téhéran.
Affrontements entre opposants et partisans du régime iranien lors d'une manifestation à l'Université de technologie Amirkabir de Téhéran.

Entre le langage de la diplomatie et celui de la confrontation, Reuters a révélé que l’Iran a offert de nouvelles concessions concernant son programme nucléaire dans le but d’atteindre un accord, à condition qu'il inclut la levée des sanctions économiques et la reconnaissance du droit de Téhéran à enrichir de l'uranium à des fins pacifiques, tel que permis aux États membres par l’Agence internationale de l'énergie atomique.

 

Cette concession s'aligne avec les remarques attribuées samedi à un fonctionnaire américain, qui a dit que le président Donald Trump pourrait accepter un enrichissement symbolique et limité pour l’Iran, qui ne lui permettrait pas d’atteindre des niveaux permettant d'obtenir du matériel fissile. Une telle formule pourrait permettre au président américain de se vanter d’avoir conclu un accord bien plus solide que celui de 2015 réalisé par le groupe P5+1 avec Téhéran sous le mandat de l'ancien président démocrate Barack Obama. Pour Trump, il serait très important d'annoncer qu'il a obtenu un accord plus fort que celui conclu par les démocrates.

 

En signe de nouvelle flexibilité de la part américaine, le site d'informations Axios a rapporté que Washington est prêt à conclure un accord nucléaire temporaire avec l’Iran avant de finaliser un accord global. Cependant, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que cette affirmation « n'a absolument aucun fondement ».

 

Quoi qu'il en soit, si le rapport est exact, cela signifierait que l'administration américaine et le gouvernement iranien négocient maintenant, au milieu de menaces mutuelles, les aspects détaillés d'un accord temporaire visant la désescalade. Dans ce contexte, il est intéressant de noter que le médiateur omanais, le ministre des Affaires étrangères Badr Al Busaidi, qui transmettra les propositions échangées à Genève, a parlé d'une impulsion positive et de touches finales vers un accord.

 

Le round de jeudi s'inscrit dans les dix à quinze jours que le président Donald Trump a fixés comme ultime opportunité pour la diplomatie avant, selon lui, que « des choses très mauvaises se produisent ». La spécificité de cette menace manque, mais l'Iran a encore des raisons de s'inquiéter.

 

Déclaration de non-responsabilité : Les opinions exprimées par les auteurs sont les leurs et ne représentent pas nécessairement les vues de Annahar.

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