Trump insiste sur la politique étrangère : Les envoyés américains se partageront entre les négociations avec l'Iran et l'Ukraine à Genève cette semaine

États-Unis 18-02-2026 | 17:27

Trump insiste sur la politique étrangère : Les envoyés américains se partageront entre les négociations avec l'Iran et l'Ukraine à Genève cette semaine

Les envoyés américains se partageront entre les négociations avec l'Iran et l'Ukraine à Genève cette semaine, tandis que le président américain se bat contre la montre pour conclure des accords historiques. Les défis à Gaza et en Cisjordanie mettent à l'épreuve les limites de son influence.
Trump insiste sur la politique étrangère : Les envoyés américains se partageront entre les négociations avec l'Iran et l'Ukraine à Genève cette semaine
Une femme tient une banderole devant les Nations Unies a Geneve (AFP)
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D’un seul coup, le président américain Donald Trump cherche à obtenir des accords en Iran, en Ukraine et à Gaza, courant contre la montre pour réaliser des percées et cimenter sa place dans l’histoire.

 

La responsabilité incombe aux envoyés spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner. Ils ont pour mission de négocier un accord nucléaire avec l’Iran et de persuader l’Ukraine et la Russie de mettre fin à leur guerre brutale, qui s’apprête à entrer dans sa cinquième année dans quelques jours.

 

Trump se prépare à une grande célébration jeudi, où il annoncera la création du "Conseil de la paix", créé dans le cadre du plan américain pour arrêter la guerre à Gaza—un groupe que beaucoup soupçonnent de pouvoir se transformer en un forum international rivalisant avec les Nations unies.

 

Trump négocie avec l’Iran tout en le menaçant simultanément, amassant des forces militaires autour du pays comme si la guerre était inévitable. Il a mis le régime de Téhéran dans une position où il doit soit accepter un accord dans un mois, soit faire face à une campagne militaire—une qui pourrait cette fois jeter les bases de nouvelles manifestations. Le président américain a déclaré la semaine dernière que "le changement" serait "la meilleure chose qui pourrait arriver en Iran".

 

Cela ne signifie pas que Trump ait des illusions sur le fait de s'engager dans une guerre prolongée ou de s'impliquer directement dans un changement de régime. Les souvenirs de l’Afghanistan, de l’Irak et de la Libye restent vifs, ainsi que l’opposition forte qu’il affronte du mouvement isolationniste au sein de son propre parti. S’il joue mal ses cartes, la politique étrangère pourrait être le sujet qui nuira le plus à sa popularité avant les prochaines élections de mi-mandat en novembre.

U.S. President Donald Trump. (AFP)
U.S. President Donald Trump. (AFP)

Witkoff et Kushner sont passés de la négociation avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi à Genève à des échanges avec les délégations russes et ukrainiennes dans la même ville, dans l’espoir d’encourager les deux parties à s’accorder sur un cessez-le-feu dans une guerre que Trump insiste n’aurait "pas eu lieu" s’il avait été à la Maison Blanche en 2022.

 

Trump ne cache pas sa déception que le président russe Vladimir Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelensky aient ignoré son conseil de mettre fin à la "stupide" guerre et d’engager un dialogue basé sur des principes initialement formulés par la Maison Blanche.

 

Jeudi, Trump doit annoncer le "Conseil de la paix", dont l’autorité s’étend au-delà de Gaza pour aborder des questions internationales que Trump estime que les Nations unies ont échoué à résoudre pendant des décennies, y compris le conflit israélo-palestinien.

 

Le "Conseil de la paix" a-t-il réussi à établir le calme à Gaza et à passer à la deuxième phase du plan américain ? La réalité est que le cessez-le-feu est menacé quotidiennement par les bombardements israéliens, avec un progrès bloqué sur deux points fondamentaux : le retrait israélien vers une bande étroite du territoire et le désarmement du Hamas. Pendant ce temps, le passage de Rafah fait face à des obstructions israéliennes quotidiennes, avec des commentateurs dénonçant sa réouverture comme un geste largement symbolique. Israël n’a pas encore permis au comité technocratique palestinien, destiné à gérer le territoire, d’entrer à Gaza, et la force de stabilisation internationale reste non établie en raison du veto israélien à la participation de la Turquie.

 

Alors que le plan pour Gaza fléchit, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu poursuit discrètement l’annexion de la Cisjordanie par le biais de mesures administratives soumettant les territoires palestiniens occupés à l’enregistrement foncier israélien, malgré l’opposition répétée de Trump à cette démarche.

 

Les complexités d’avancer sur ces trois fronts demeurent immenses, nécessitant souvent l’intervention personnelle de Trump lui-même. Reconnaissant cette réalité, le président américain a déclaré lundi que le dossier iranien nécessitait son implication immédiate, bien qu’"indirecte". 

 

NB : Les opinions exprimées par les auteurs leur appartiennent et ne représentent pas nécessairement les vues d'Annahar.

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