L'ambassadeur d'Iran au Liban perd son statut diplomatique suite à un litige sur ses accréditations
Le Président de la République, le Général Joseph Aoun, a exposé la feuille de route depuis Bkerke lors de la messe de Pâques concernant les développements qui se déroulent sur la scène libanaise, qu'il s'agisse de la paix civile, qu'il a renforcée, ou de l'importance du rôle de l'armée libanaise et de la condamnation de toute attaque contre cette institution. Il a également abordé l'incertitude entourant la question de l'expulsion de l'ambassadeur iranien. Autrement dit, il y a eu des critiques selon lesquelles le gouvernement ou l'État ne se seraient pas conformés à la décision du cabinet visant à expulser l'ambassadeur iranien du Liban.
L'ambassadeur n'a pas respecté, comme l'a noté le Président, le fait que l'ambassadeur d'Iran n'a pas présenté ses accréditations, ce qui signifie qu'il est considéré comme un citoyen ordinaire plutôt qu'un ambassadeur. Cette déclaration était-elle une réponse aux campagnes visant le Président et le gouvernement pour leur lenteur perçue dans cette affaire? Le Président a-t-il parlé conformément à la loi, sachant que si un ambassadeur ne présente pas ses accréditations dans un pays, il est expulsé et considéré comme un citoyen ordinaire?
C'est la question qui circulait dans les cercles politiques. De même, le Président a abordé la question pour éviter tout malentendu. Quels sont les détails de fond de la déclaration du Président Aoun décrivant l'ambassadeur iranien comme un citoyen ordinaire, d'un point de vue politique, juridique et diplomatique?
L'ancien ministre des Affaires étrangères Adnan Mansour a déclaré à Annahar que le Président Général Joseph Aoun avait été clair en déclarant que le tumulte concernant l'expulsion de l'ambassadeur iranien du Liban était mal placé. En d'autres termes, il n'est pas un ambassadeur mais un citoyen ordinaire. Mansour a expliqué que lorsque quelqu'un est nommé ambassadeur dans un autre pays, il doit présenter ses accréditations pour être officiellement reconnu comme tel. Sur cette base, il était attendu que l'ambassadeur iranien nommé au Liban présente ses accréditations au Palais Présidentiel, mais les événements se sont déroulés de manière à conduire à la décision de l'expulser du Liban.
Par conséquent, Mansour ajoute, puisque l'ambassadeur iranien n'a pas présenté ses accréditations, il est comme un citoyen ordinaire et n'est pas devenu l'ambassadeur de l'Iran au Liban. Une fois les accréditations formellement présentées au Palais Présidentiel, il part et assume son rôle en tant qu'ambassadeur accrédité de son pays.
À cet égard, l'expert juridique et constitutionnel Said Malek a déclaré à Annahar : Il est certain que les protocoles diplomatiques, selon la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, exigent qu'un État souhaitant nommer un ambassadeur dans un autre pays nomme l'ambassadeur et informe les autorités compétentes, leur permettant de décider d'accepter ou non les accréditations si elles sont présentées. C'est ce qui s'est passé, et donc, l'ambassadeur iranien n'a toujours pas présenté ses accréditations au chef de l'État. Tant qu'il ne l'a pas fait, il ne détient pas le statut d'ambassadeur au sens diplomatique.
Avec la décision du ministère des Affaires étrangères étant émise, il est devenu un ressortissant étranger résidant dans une ambassade étrangère, qui bénéficie de l'immunité diplomatique en vertu de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Par conséquent, il devait quitter le Liban dans le délai spécifié par les autorités libanaises. Sa présence continue est considérée comme illégale, car il ne détient pas le statut d'ambassadeur ni ne bénéficie de l'immunité personnelle prévue par la Convention de Vienne.