La guerre américano-israélienne contre l'Iran, qui a éclaté début mars 2026, représente l'une des menaces géopolitiques les plus graves auxquelles le monde a été confronté ces dernières années en raison de ses implications pour l'équilibre du système international. Cette guerre n'est pas seulement un conflit régional au Moyen-Orient; elle est devenue un véritable test pour l'avenir de l'ordre mondial parmi les grandes puissances, notamment au milieu de la rivalité croissante entre l'Occident et à la fois la Russie et la Chine.
Depuis le début de la guerre contre l'Iran, la confrontation a pris une dimension de plus en plus internationale, entraînant une perturbation significative des marchés mondiaux de l'énergie et menaçant la navigation dans le détroit d'Ormuz, un passage par lequel passe environ un cinquième du commerce mondial du pétrole, provoquant une hausse des prix de l'énergie et déstabilisant les marchés internationaux.
La guerre fait partie d'une lutte plus large entre deux modèles du système international : l'un dirigé par les États-Unis et ses alliés, et l'autre que des puissances comme la Russie et la Chine essaient d'établir en réduisant l'influence occidentale dans des zones stratégiques comme le Moyen-Orient. Cette guerre pourrait accélérer la refonte du système international et inciter plus de pays à réévaluer leurs alliances stratégiques.
La Chine adopte une attitude relativement prudente face à la guerre, condamnant l'attaque américaine contre l'Iran et appelant à une désescalade et un retour aux solutions diplomatiques. Les responsables chinois ont souligné la nécessité de respecter la souveraineté de l'Iran et de rejeter l'usage de la force comme moyen de résoudre les différends internationaux.
Malgré cela, Pékin tient à éviter une implication militaire directe dans le conflit, car la Chine dépend fortement de la stabilité de la région du Golfe pour sécuriser ses importations énergétiques et cherche à maintenir son rôle de médiateur diplomatique au Moyen-Orient plutôt que de devenir une partie prenante du conflit.
Ainsi, on peut dire que la politique chinoise se base sur un mélange de soutien politique pour l'Iran et de pression diplomatique pour arrêter la guerre, tout en prenant soin de ne pas s'engager directement avec les États-Unis.
De son côté, la Russie a pris une position politique claire en condamnant les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, appelant à un arrêt immédiat des actions militaires et à un retour à la voie diplomatique.
Moscou n'a pas encore montré de volonté de s'engager militairement dans la guerre, malgré ses relations stratégiques avec Téhéran. La Russie préfère fournir un soutien politique et diplomatique, et possiblement technique, à l'Iran, tout en évitant une confrontation militaire directe avec les États-Unis. Ceci est dû à ses préoccupations avec d'autres enjeux stratégiques et son désir d'éviter d'élargir le conflit en une confrontation directe entre grandes puissances.
Malgré le soutien politique fourni par la Russie et la Chine à l'Iran, la probabilité de leur implication militaire directe dans la guerre reste faible à ce stade. Les deux États réalisent qu'une confrontation militaire directe avec les États-Unis pourrait mener à une escalade sérieuse menaçant la stabilité internationale.
Cependant, cette possibilité pourrait changer si la guerre s'étend à d'autres zones stratégiques. Dans de tels scénarios, Moscou et Pékin pourraient chercher à renforcer leur soutien à Téhéran de différentes manières, soit par une assistance militaire indirecte, soit par des actions politiques dans les institutions internationales.
Bien que les tensions aient augmenté, il est peu probable que le monde se dirige vers une troisième guerre mondiale à ce stade. Les puissances nucléaires, malgré leurs différends, comprennent toujours qu'une confrontation directe entre elles pourrait être catastrophique pour l'ensemble du système international. La continuation de la guerre et son expansion pourraient conduire à une polarisation internationale accrue et à l'élargissement des conflits régionaux, créant un environnement international plus tendu et dangereux dans les années à venir.
La guerre en Iran reflète une nouvelle phase de transformations dans le système international. Tandis que les pays occidentaux cherchent à maintenir leur influence au Moyen-Orient, la Russie et la Chine tentent de renforcer leurs positions dans un ordre mondial multipolaire.
Bien que le conflit actuel ne semble pas susceptible de devenir une guerre mondiale à court terme, il indique clairement que le monde entre dans une nouvelle phase de concurrence géopolitique qui pourrait remodeler les caractéristiques du système international vers un ordre multipolaire dans les années à venir.
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