Négociations à Washington : pas de cessez-le-feu avant qu’Israël ne décide de la ceinture de sécurité

Moyen-Orient 16-04-2026 | 13:25

Négociations à Washington : pas de cessez-le-feu avant qu’Israël ne décide de la ceinture de sécurité

L’accord de paix avec Israël n’est pas sur la table pour l’instant avant qu’un ensemble de conditions libanaises à soumettre par la délégation négociatrice ne soit rempli.
Négociations à Washington : pas de cessez-le-feu avant qu’Israël ne décide de la ceinture de sécurité
Les équipes d’aide libanaises fouillent sous les décombres sur le site d’une frappe aérienne israélienne sur un bâtiment de la Corniche de Mazraa (AFP) à Beyrouth.
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Il ne reste que quelques heures avant que le sort de la guerre au Liban ne devienne clair, et les options que le Liban et Israël prendront pour parvenir à un cessez-le-feu et lancer une voie de négociation, il est devenu clair ce que les deux parties attendent de cette guerre, et où en est les États-Unis, le sponsor officiel.

 

 

À 18h aujourd’hui, heure de Beyrouth, la première session préliminaire entre le Liban et Israël se tiendra à Washington sous l’égide directe du département d’État américain, en présence du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio, accompagné de l’ambassadrice libanaise Nada Hamadeh Moawad et de son homologue israélien Yahael Leiter, et à l’ordre du jour figure un seul point : un cessez-le-feu en préparation du lancement de négociations entre le Liban sur un accord de paix que souhaite Israël, que le Liban a accepté sous la pression d’une guerre dévastatrice qui a vidé sa manche de toute carte de pouvoir de négociation et l’a forcé à s’asseoir à une table asymétrique Opportunités et composantes.

 

Selon les informations disponibles à « An-Nahar » par des sources présidentielles, l’ambassadeur Mouawad a donné pour consigne de respecter un cessez-le-feu global sans date limite, afin de retirer toute excuse des mains du « Hezbollah » qui refuse de négocier sous le feu, sachant que la tâche de Mouawad semble plus difficile après que le secrétaire général du parti, le cheikh Naim Qassem, a annoncé un rejet total des négociations sans ce qu’il a qualifié de consensus national, exigeant un retour à l’accord du 27 octobre 2024 comme référence pour tout cessez-le-feu. Qassem rencontre la présidente du conseil, Nabih Berri, dans cette approche, qui est devenue évidente à cause de la contradiction entre la première position du duo acceptant des négociations directes, et son rejet progressif, comme c’est actuellement le cas, selon laquelle la décision dans cette affaire n’est pas libanaise, mais plutôt la mise en œuvre des ordres iraniens. Téhéran avait refusé de séparer la voie du Liban de ses négociations avec Washington, et avait également refusé que l’État libanais prenne cette tâche en charge avec une indépendance totale vis-à-vis-à-la, sous l’égide directe des États-Unis, sans la présence d’une autre partie internationale, comme la France, sachant que le lieu des négociations pourrait être Chypre ultérieurement.
Face à l’intransigeance du parti, les scénarios semblent se limiter à deux, une fois que tout est arrivé au bout, et ils varient entre succès et échec, avec toutes les répercussions de ces deux options, qui à leur tour varient entre les positifs et les négatifs.

 

 

 

 

 

Le succès de la première session à parvenir à un accord de cessez-le-feu signifiera inévitablement que la série des négociations a commencé et est mise sur la bonne voie, aussi sévère ou sévère soit-elle, mais elle fera passer le pays du chemin de la guerre et de la destruction vers la voie de la paix et de la reconstruction, sans perdre de vue le lourd coût que le Liban encourra en suivant cette voie, notamment sur les plans économique, social et politique Et de se débarrasser du pouvoir extérieur sur lui.

 

Les informations dont dispose An-Nahar confirment que la principale revendication du Liban lors de la réunion d’aujourd’hui est un cessez-le-feu complet sans limite de temps, à condition qu’il constitue le point d’appui et le point de départ de tout accord sur le lancement de la voie des négociations. Selon les données, l’accord de paix avec Israël n’est actuellement pas sur la table tant qu’un ensemble de conditions libanaises ne sera pas proposé par la délégation libanaise de négociation dirigée par l’ancien ambassadeur Simon Karam, qui se concentre sur :

- Stabiliser le cessez-le-feu.
- La délimitation de la frontière libano-israélienne et le déploiement de l’armée le long de celle-ci, mais pas de la manière du plan précédent, puisque le déploiement a eu lieu au sud du Litani puis le retrait.
- Libération des prisonniers.
- L’obligation de limiter l’arme et de ne pas la retirer. La différence entre ces deux termes, selon des sources d’information, est que le Liban est incapable de se désarmer par la force et sans une entente interne avec le Hezbollah, mais seulement pour le limiter à des zones spécifiques qui ne menacent pas la sécurité d’Israël. Cette approche semble fantaisiste, peu convaincante, voire réalisable, et Israël, qui adhère à la clause de désarmement avant toute nouvelle discussion, n’est pas censé y consentir.
- Établir un accord de trêve à long terme avant que toute négociation de la signature de l’accord de paix ne puisse commencer.

 

 

Bien que les informations reçues de Washington ne s’attendent pas à ce que la réunion d’aujourd’hui dépasse le tableau, accompagnées d’une déclaration du secrétaire d’État américain annonçant la séparation de la voie libanaise de celle iranienne et déclarant de bonnes intentions pour le lancement de négociations directes, comme un gain ou une réussite américaine au-delà des négociations au point mort avec l’Iran, le scénario pessimiste et plus réaliste est qu’Israël rejette tout engagement en faveur d’un cessez-le-feu immédiat en attendant la réalisation de ses objectifs militaires dans le sud, et à Bint Jbeil spécifiquement pour sécuriser la ceinture de sécurité qu’il souhaite protéger sa sécurité. Cela signifie que les discussions sur un cessez-le-feu sans délai ne réussiront pas, du moins dans les prochains jours, lorsque la décision sera prise par le terrain et non par le politique.