La première rencontre directe entre Israël et le Liban aura lieu aujourd’hui à Washington. Cela va-t-il aboutir à un cessez-le-feu ?

Liban 14-04-2026 | 11:52

La première rencontre directe entre Israël et le Liban aura lieu aujourd’hui à Washington. Cela va-t-il aboutir à un cessez-le-feu ?

Demande libanaise de cessez-le-feu avant le début des négociations... Obtiendra-t-il l’approbation israélienne ?
La première rencontre directe entre Israël et le Liban aura lieu aujourd’hui à Washington. Cela va-t-il aboutir à un cessez-le-feu ?
Un hélicoptère israélien mene des raids sur le sud du Liban (AFP).
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Aujourd’hui, tous les regards sont tournés vers Washington, où une rencontre directe entre le Liban et Israël aura lieu, en présence des États-Unis, pour la première fois depuis les négociations de 1983.

 

Selon les informations d’An-Nahar, les pourparlers de Washington aujourd’hui constituent un cycle de lancement pour des négociations approfondies qui débuteront plus tard par une délégation libanaise dirigée par l’ancien ambassadeur Simon Karam, dont les tournées devraient se tenir à Chypre, les réalités sur le terrain d’une part, et les réalités internes du Liban, d’autre part, constituent des facteurs qui soulèvent de grands doutes sur ce que les négociations accompliront si elles se poursuivent sans surprises sur le terrain ou diplomatiques qui les empêchent.

 

 

 

Véhicules militaires israéliens à la frontière avec le Liban (AFP)
Véhicules militaires israéliens à la frontière avec le Liban (AFP)
Véhicules militaires israéliens à la frontière avec le Liban (AFP)

 

 

On sait que le Liban a tenté d’ouvrir les négociations en exigeant d’abord un cessez-le-feu avant le début des négociations, tandis qu’Israël s’y rend en rejetant le cessez-le-feu et en intensifiant ses opérations terrestres pour étendre la zone tampon de sécurité qu’il compte actuellement établir, ainsi qu’en exigeant le désarmement du Hezbollah et la réalisation de la paix entre le Liban et Israël.

 

Pour sa part, le journal hébreu « Haaretz » a cité des sources affirmant que « l’ambassadeur d’Israël à Washington a pour instruction de rejeter la demande de cessez-le-feu pendant que les négociations avec le Liban se poursuivent », et l’ambassadeur confirmera « la poursuite de la guerre pour désarmer le Hezbollah ».

 

Haaretz a également cité l’ambassadeur israélien à Washington disant que « les discussions préliminaires avec le Liban ont été bonnes, et tout le monde a convenu que si nous mettions le Hezbollah de côté, nous pourrons parvenir à un accord dans deux à trois mois. »


De plus, « Radio de l’Armée israélienne » a rapporté que « le but de la réunion d’aujourd’hui est d’établir un cadre général pour les négociations avec le Liban avec des calendriers. »

 

 

La chaîne israélienne i24 a cité une source du département d’État américain déclarant que « les pourparlers entre Israël et le Liban se concentreront sur la poursuite des anciens débats sur les moyens de sécuriser la frontière entre les deux pays, et sur le soutien au gouvernement libanais pour obtenir la pleine souveraineté sur son territoire. »

 

La réunion se tiendra aujourd’hui dans un bureau du Département d’État américain à Washington, avec la participation de l’ambassadrice américaine au Liban, Nada Hamada Mouawad, et de son homologue israélien Yahyel Leiter, avec la participation de l’ambassadeur américain au Liban Michel Issa et d’un responsable du Département d’État américain.

 

La chaîne israélienne 15 a cité des sources affirmant que « la rencontre entre l’ambassadeur israélien et l’ambassadeur libanais aura lieu mardi à 11h, heure de Washington, soit 18h, heure de Beyrouth. »

 

Un responsable américain a déclaré à l’AFP que « les chances de parvenir à un accord semblent minces ».

La porte-parole
du gouvernement israélien, Shoush Pedrosian, a déclaré lundi que « ce dialogue entre Israël et le Liban vise à désarmer l’organisation terroriste Hezbollah, à l’expulser du Liban et à établir des relations pacifiques entre nos deux pays. »

 

« Nous ne négocierons pas de cessez-le-feu avec le Hezbollah, qui continue de lancer des attaques indiscriminées contre Israël et nos civils. »


Des chars israéliens à la frontière avec le Liban (AFP).
Des chars israéliens à la frontière avec le Liban (AFP).
Des chars israéliens à la frontière avec le Liban (AFP).

 

L’administration
du président
américain Donald Trump insiste pour désarmer le Hezbollah, déplorant que l’armée libanaise n’ait pas encore réussi à le faire. Mais Washington se retrouve pris entre deux feux : tout en exigeant le respect de l’intégrité territoriale du Liban, il défend le droit d’Israël à se défendre.

« Il faudra beaucoup d’imagination et d’optimisme pour croire que le conflit entre Israël et le Liban peut être résolu demain (mardi) à Washington », a déclaré un ancien responsable de la sécurité israélien aux journalistes, ajoutant que « le plafond d’attentes est bas ».

« Il sera très difficile de parvenir à un accord, et Israël créera une zone tampon dans le nord, très similaire à celle que nous avons à Gaza », a-t-il déclaré à l’AFP, s’exprimant sous couvert d’anonymat.