Après plus de 70 ans, la cimenterie nationale cesse ses activités
Cet arrêt intervient après que la société ait subi, au cours des dernières années, des pertes considérables en raison de l’impossibilité forcée d’exploiter ses carrières, suite au refus des autorités compétentes de lui accorder les autorisations nécessaires, et ce malgré un droit consacré juridiquement et judiciairement. En effet :
La société a obtenu l’approbation du Conseil National des Carrières et Concasseurs pour l’exploitation de ses carrières dès 2015 ; toutefois, le gouvernement s’est abstenu malgré ceci de lui délivrer le permis conformément aux lois en vigueur.
En 2024, le Conseil d’État a rendu une décision définitive consacrant le droit de la société à obtenir ledit permis, sans que cette décision n’ait été exécutée à ce jour par le gouvernement.
Depuis juin 2025, la société a soumis un nouveau dossier exhaustif en vue d’obtenir un permis d’une durée de dix ans, mais ce dossier n’a pas encore reçu l’approbation des autorités concernées. Ce permis inclut la réhabilitation des sites précédemment exploités conformément aux normes environnementales internationales les plus strictes.
En conséquence, la société, qui assure plus de 580 emplois directs et 1 800 emplois indirects, tous libanais, ne peut que s’étonner de l’inaction de l’État et de ses responsables face au risque de disparition de l’un des principaux piliers de l’industrie nationale, alors que le Liban a un besoin urgent de l’industrie du ciment pour sa relance économique et sa reconstruction.
La société se réserve dès lors tous ses droits de réclamer les compensations appropriées.