L'Iran, les États-Unis et la dernière chance pour éviter la guerre

International 07-04-2026 | 14:02

L'Iran, les États-Unis et la dernière chance pour éviter la guerre

Les négociations menées par le Pakistan visent à mettre fin aux hostilités, mais les différends sur le détroit d'Hormuz maintiennent les tensions élevées.
L'Iran, les États-Unis et la dernière chance pour éviter la guerre
 Des conducteurs passent devant un portrait du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, dans une rue de Téhéran. (AFP)
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Comme cela a été la coutume depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, le président Donald Trump n'a cessé de se contredire, alternant entre des menaces d'enfer et des discours de négociations, ouvrant une fenêtre pour la diplomatie désormais principalement menée par le chef d'état-major pakistanais, le maréchal Asim Munir, avec le soutien de certains pays de la région.

 

Quelques heures après avoir salué les forces spéciales américaines qui ont secouru le deuxième pilote américain disparu, dont l'avion de chasse F-15 avait été abattu dans le sud-ouest de l'Iran, Trump a lancé son avertissement le plus fort, utilisant un langage offensant : "Mardi sera le jour des centrales électriques et le jour des ponts, tout en un seul jour en Iran... vous n'avez jamais rien vu de tel !!! Ouvrez ce foutu détroit, ou vous vivrez en enfer, vous verrez ! Dieu merci. Président Donald J. Trump."

 

Il est clair que Trump, qui cherche par tous les moyens à sortir de la guerre, utilise une pression maximale pour adoucir la position de l'Iran dans le cadre de négociations indirectes via le médiateur pakistanais et par le biais de messages textes échangés continuellement entre le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi et l'envoyé spécial américain Steve Witkoff.

 

Trump a confirmé cela à la chaîne de télévision américaine Fox News, exprimant qu'un accord pourrait être atteint d'ici lundi.

 

 

Pressions de négociation de dernière minute

 

Dans ce qui semblait être une ultime tentative pour empêcher la guerre de s'intensifier en un conflit à grande échelle avec des conséquences sans précédent pour le Moyen-Orient et le monde, le site d'information américain Axios a révélé que les États-Unis, l'Iran et les médiateurs régionaux discutent des termes d'un éventuel cessez-le-feu de 45 jours, qui pourrait conduire à une fin permanente de la guerre. Le rapport explique que les médiateurs négocient un accord en deux étapes : la première étape serait un cessez-le-feu de 45 jours, tandis que la deuxième étape serait un accord final pour mettre fin à la guerre.

 

Selon Reuters, le plan visant à mettre fin aux hostilités, rédigé par le médiateur pakistanais, doit être approuvé d'ici lundi et devrait aboutir à un cessez-le-feu immédiat et à la réouverture du détroit d'Hormuz, avec un accord final à atteindre dans un délai de 15 à 20 jours. Le chef d'état-major pakistanais est chargé de la liaison avec le vice-président américain J.D. Vance, Steve Witkoff et Abbas Araghchi.

 

L'accord potentiel, provisoirement nommé l'Accord d'Islamabad, inclurait un cadre régional concernant le détroit et tiendrait des pourparlers directs finaux dans la capitale pakistanaise.


 

President Donald Trump. (AFP)
President Donald Trump. (AFP)

 

 

L'impasse d'Hormuz et les conditions de Téhéran

 

Dans les messages échangés précédemment, les Iraniens ont rejeté la réouverture du détroit en échange d'un cessez-le-feu temporaire. Ils ont insisté pour parvenir à un accord permanent, exigé des garanties contre les attaques américaines et israéliennes, réclamé une compensation, et lié tout cessez-le-feu aux fronts des alliés de l'Iran dans la région. Cette position a été contestée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui souhaite séparer l'Iran du Hezbollah au Liban. Téhéran estime que fermer le détroit est la carte la plus forte qu'elle détient et qu'elle ne l'abandonnera pas sans que ses exigences minimales soient satisfaites.

 

Cela explique en grande partie pourquoi Trump a lancé des menaces de "tout faire sauter" en Iran s'il ne recevait pas une réponse positive de Téhéran avant 20 heures, heure de Washington, mardi.

 

Un développement notable dans la dernière position de Trump est son retrait de placer la question du détroit entre les mains de ses alliés européens et asiatiques, faisant d'Hormuz un élément central des négociations directement avec l'Iran.

 

Le médiateur pakistanais pourrait ne pas recevoir de réponse décisive ni de l'Iran ni de Washington aux propositions d'Islamabad. Cela maintient les perspectives d'escalade élevées, tandis que les deux parties attendent un compromis permettant à chaque partie de revendiquer une victoire dans le conflit.

 

 

Clause de non-responsabilité : Les opinions exprimées par les auteurs leur appartiennent et ne représentent pas nécessairement les vues d'Annahar.

 

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