En photos : abris, rues et survie, la crise du déplacement au Liban
Les estimations indiquent que plus d'un million de Libanais ont été déplacés en peu de temps, incluant environ 350 000 enfants qui se sont subitement retrouvés hors de chez eux, hors de leurs écoles, hors de tout ce qui ressemblait à de la stabilité.
À l'intérieur, la vie est encombrée.
Les centres d'hébergement ne suffisent plus, et des salles de classe sont devenues des maisons pour des familles entières.
Les femmes cuisinent avec ce qui est disponible, préservant l'essence du foyer, même dans sa forme la plus minimale.
Les visages montrent de l'épuisement, mais l'effort pour surmonter un sentiment de défaite persiste.
Selon les données, plus de 136 000 personnes déplacées vivent dans environ 35 000 familles réparties dans 375 centres d'hébergement collectif. Mais la réalité est plus dure : environ 85 % des déplacés restent en dehors de tout système de secours organisé.
Ils sont dispersés dans des foyers d'accueil, des locations temporaires, des tentes fragiles, et même dans leurs voitures.
Cet essai photo ne parle pas de la guerre…
mais des personnes qui essaient de vivre après elle—ou même pendant elle.
De la fragilité perceptible à l'œil nu,
et de la résilience non dite, mais capturée.
Les collègues Nabil Ismail et Houssam Chbaro ont documenté des scènes de déplacement.