Le Sud du Liban sous tension : Israël prévoit la destruction des villages près de la frontière
Similaire à la méthode appliquée depuis plus d'un an dans la bande de Gaza, l'établissement de sécurité envisage de détruire les villages près de la frontière utilisés par "Hezbollah" pour des opérations contre Israël et d'empêcher leurs habitants de revenir, selon le journal "Haaretz".
L'intention est de contrôler la zone de la frontière jusqu'au fleuve Litani et d'y établir des positions militaires permanentes.
L'établissement de sécurité a l'intention de détruire toutes les maisons de la première ligne de villages près de la barrière frontalière au sud du Liban et d'empêcher leurs habitants de revenir. C'est la même méthode mise en œuvre à Rafah, Beit Hanoun et d'autres villes dans la bande de Gaza. Au sein de l'établissement de sécurité, l'opinion est que tous ces villages sont utilisés par "Hezbollah" pour des activités contre Israël, et qu'une politique de "terre brûlée" devrait être appliquée pour empêcher les éléments du Hezbollah de revenir dans ces zones.

L'armée a commencé à mettre en œuvre cette politique dans la bande de Gaza au cours de l'année précédant le cessez-le-feu atteint en octobre dernier.
De plus, l'établissement de sécurité ne prévoit pas de permettre le retour des villageois et prévoit de contrôler la zone en construisant à la fois des sites permanents et temporaires. Selon le journal, l'établissement de sécurité estime que l'armée libanaise s'abstient publiquement d'entrer dans ces maisons.
L'établissement de sécurité entend également contrôler la zone dans le sud du Liban jusqu'au fleuve Litani et créer une zone de combat entre le fleuve et la frontière avec Israël. On estime qu'environ 585 000 personnes ont quitté le sud du Liban jusqu'à présent—environ 70 % de la population totale au sud du Litani et environ 70 % de la population dans la zone entre les rivières Litani et Zahrani.
L'établissement de sécurité estime également qu'environ 621 000 personnes ont quitté les banlieues sud de Beyrouth. Pendant ce temps, il n'a pas l'intention d'évacuer les habitants dans le nord d'Israël—une décision principale prise avant le début de l'opération militaire actuelle au Liban.