Macron appelle à la prudence au Liban : La France soutient le dialogue au milieu des tensions israélo-libanaises

Liban 23-03-2026 | 00:05

Macron appelle à la prudence au Liban : La France soutient le dialogue au milieu des tensions israélo-libanaises

La France exhorte à des négociations entre le Liban et Israël, augmente l'aide humanitaire, et souligne les risques d'escalade militaire face à la prudence américaine et aux divisions internes du Liban.
Macron appelle à la prudence au Liban : La France soutient le dialogue au milieu des tensions israélo-libanaises
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Le président français Emmanuel Macron a exprimé son opinion selon laquelle Israël ne peut pas désarmer le "Hezbollah", et que les opérations militaires israéliennes au sol et les frappes aériennes au Liban sont inacceptables en vertu du droit international et ne servent pas les intérêts de sécurité à long terme ni du Liban ni d'Israël. Il a noté que des opérations similaires avaient été menées par Israël il y a quelques années sans résultat.

 

Macron a également déclaré que la France travaille à soutenir le gouvernement libanais pour trouver une solution et a pris des mesures, en coordination avec les États-Unis, pour encourager les deux parties à engager un dialogue.

 

 

En outre, des sources diplomatiques françaises indiquent que l'administration américaine adopte une approche attentiste quant à la question libanaise, car elle a d'autres priorités et que son niveau d'engagement devrait être plus élevé. La France a fait des efforts au niveau présidentiel, Emmanuel Macron étant en contact constant avec le président américain Donald Trump, et le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot contactant son homologue américain Marco Rubio avant de se rendre au Liban et en Israël pour tenter de raviver l'implication américaine. Cependant, selon des sources, les Américains semblent considérer que la gestion de la situation relève de la responsabilité d'Israël, et les États-Unis n'ont pas encore montré de volonté de faire pression sur Israël pour engager des discussions avec le Liban.

 

Du côté libanais, le refus du président de la Chambre, Nabih Berri, de désigner une nouvelle délégation pour négocier avec Israël - incluant un représentant de la communauté chiite - représente un obstacle majeur, selon des sources diplomatiques. Ces sources rapportent que, bien que Berri n'ait pas opposé le principe de la négociation, il a déclaré au ministre français qu'il ne voyait pas l'utilité de former une délégation représentant diverses confessions. Il a noté qu'il existe un négociateur spécifique, Simon Karam, déjà désigné, et qu'il n'est pas nécessaire d'étendre les pourparlers à une équipe représentant plusieurs confessions. Après tout, des négociations peuvent-elles être menées de manière réaliste avec un groupe comprenant 18 représentants de confessions différentes ?

Paris soutient tout cadre libanais de négociations à cet égard, mais ses efforts n'ont pas encore abouti à un cessez-le-feu. Par ailleurs, la visite de Barrot à Beyrouth a conduit à une augmentation de l'aide humanitaire de la France, la portant à 17 millions d'euros.

 

L'essence de l'analyse française de la position israélienne actuelle est qu'Israël n'acceptera pas de cessez-le-feu au Liban même si le conflit avec l'Iran prend fin. Cependant, Paris croit que, malgré la position d'Israël, il y a encore place pour des négociations entre le Liban et Israël. En conséquence, la coordination avec les États-Unis continuera, et les obstacles restants des côtés israélien et libanais peuvent être surmontés, car cela est considéré comme le seul moyen de mettre fin à la guerre au Liban.

Paris confirme que Barrot a dit à la partie israélienne que toute occupation permanente du sud du Liban ou toute opération d'envergure sur le sol libanais serait une erreur grave en raison de ses conséquences humanitaires désastreuses. De telles actions pourraient également renforcer l'unification de certaines parties de la population libanaise derrière le "Hezbollah", renforçant ainsi sa légitimité.

 

 

Parmi les sujets clés soulevés par Barrot lors de sa visite au Liban figurait la vision des dirigeants qu'il a rencontrés concernant le déploiement de l'armée libanaise et la création d'une alternative à la FINUL, qui doit se retirer à la fin de cet été et terminer son mandat en 2027. Les discussions ont également porté sur ce qui devrait suivre le départ de la FINUL. Il convient de noter que 2027 marque la fin du deuxième mandat du président Macron, et l'avenir concernant son successeur demeure incertain. Il y a des craintes quant à la possibilité que le Rassemblement national d'extrême droite accède à la présidence, ce qui pourrait modifier considérablement la position de la France envers le Liban.

 

Avertissement : Les opinions exprimées par les auteurs sont les leurs et ne représentent pas nécessairement les vues de Annahar.

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