Le palais historique du Golestan à Téhéran endommagé par des frappes israélo-américaines

Ali Darabi, le vice-ministre iranien du patrimoine culturel, du tourisme et de l'artisanat, a exhorté les organisations internationales responsables de la protection des sites culturels — au premier rang desquelles l'UNESCO — à remplir leurs devoirs et responsabilités pour sauvegarder le patrimoine mondial et les biens culturels
Le chef-d'œuvre Qajar et le « Versailles de l'Orient »
Le palais, autrefois siège de la dynastie Qajar, est un chef-d'œuvre artistique et architectural, abritant des trésors de bijoux, des salles de cérémonie formelles, des murs décorés de carreaux complexes et des niches gravées d'images d'oiseaux et de statues de princes.

Centre de pouvoir et fusion des civilisations
Nasser al-Din Shah, qui a régné de 1848 à 1896, fut le premier monarque iranien à voyager à plusieurs reprises en Europe, y compris une visite à Paris pour l'Exposition universelle de 1889. Inspiré par ces voyages, il a agrandi le palais en ajoutant de nouvelles ailes et galeries, et a modélisé une Salle des Miroirs iranienne d'après la Galerie des Glaces de Versailles, fusionnant l'art français du XVIIIe siècle avec l'art traditionnel perse.

Après la chute de l'ère Qajar, la dynastie Pahlavi (1925–1979) a démoli des parties du palais pour faire place à des bâtiments administratifs, déplaçant le centre politique vers le nord de Téhéran. Depuis lors, le Golestan a été principalement utilisé pour des réceptions officielles, notamment le couronnement du dernier Shah en 1967 dans la célèbre Salle des Miroirs.
Après la Révolution islamique de 1979, le palais a été entièrement fermé et est resté inaccessible jusqu'en 1998, lorsqu'il a rouvert au public. Son importance historique a été encore reconnue en 2013 lorsqu'il a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, comme un symbole durable de l'identité iranienne.