Le président Aoun insiste pour organiser les élections à la date prévue, refuse toute prolongation du mandat du Parlement
Alors que les discussions sur le report des élections parlementaires et la prolongation du mandat du Parlement s'intensifient, le président Joseph Aoun a déclaré qu'il est déterminé à organiser le vote à la date prévue et refuse catégoriquement toute prolongation.
Sa position n'est pas entièrement altruiste ; Aoun voit sans doute cet acte comme une démonstration des engagements pris dans son serment d'entrée en fonction. Il ne souhaite pas que son mandat soit marqué par les prolongations qui ont caractérisé les administrations précédentes.
Le président n'a reçu aucun signal de parties arabes ou occidentales, ni des représentants du Quintette, suggérant une prolongation du Parlement. Au contraire, les acteurs externes suivent attentivement les affaires du Liban et se sont informés sur les élections, soutenant leur achèvement quels que soient les résultats. Ils soulignent que les citoyens libanais, tant résidents qu'à l'étranger, ont le droit d'élire un Parlement qui reflète leurs aspirations.
Aoun maintient que les élections sont une affaire régie par des règles constitutionnelles et appartiennent uniquement au peuple libanais et à sa volonté. La Présidence reste engagée à respecter le calendrier électoral fixé par le Ministère de l'Intérieur et à assurer le bon déroulement du processus électoral.
Cette question figurera à l'ordre du jour du Cabinet aujourd'hui. L'avis non contraignant de l'Autorité législative et consultative sera également présenté. Étant donné la sensibilité accrue autour des élections entre le Cabinet et le Parlement, Aoun souligne la confiance du peuple libanais dans leur État et l'importance de tenir les élections à la date prévue. Cette position est partagée avec le président du Parlement Nabih Berri et le Premier ministre Nawaf Salam, et il coordonne étroitement avec eux.
Les déclarations d’Aoun suggèrent que s’il est engagé à organiser les élections municipales et du dernier cycle, les élections parlementaires devraient également se dérouler comme prévu. Il dispose d'outils constitutionnels à sa disposition, tels que le refus de signer toute loi prolongeant le mandat du Parlement si elle est adoptée, et le renvoi de la question au Conseil constitutionnel.
Il appelle donc toutes les parties à d'abord remplir leurs responsabilités constitutionnelles et, ensuite, leurs devoirs nationaux. Il résume sa position en déclarant qu'il rejette tout coup d'état contre la constitution. Sa position se base sur le principe qu'il serait parmi les premiers touchés si le mandat du Parlement était prolongé.
En outre, Aoun balaie toutes les affirmations selon lesquelles un candidat quelconque reçoit le soutien de la Présidence ou des institutions de l'État. Dans ses réunions privées, il souligne qu'il ne soutient personne, maintient une égale distance de tous les candidats et partis, et se concentre uniquement sur la garantie que les élections se déroulent dans des conditions favorables et conformément aux choix des électeurs.
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