Le Liban obtient un soutien mondial pour l'armée lors de la conférence de Paris
La présidence de la République a annoncé que la conférence de soutien à l'armée libanaise se tiendra à Paris le 5 mars, après deux visites de l'envoyé présidentiel français Jean-Yves Le Drian et des consultations avec les pays susceptibles de contribuer au renforcement de l'institution militaire.
La décision de fixer la date reflète les efforts diplomatiques libanais avec la France et d'autres partenaires internationaux.
L'idée de la conférence a été proposée pour la première fois après l'accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024, qui appelait au déploiement de l'armée libanaise à la frontière sud.

La réunion des représentants du Comité du Quintet - incluant l'envoyé français Jean-Yves Le Drian, l'envoyé saoudien le prince Yazid bin Farhan, et le ministre adjoint des Affaires étrangères du Qatar Mohammed bin Abdulaziz Al Thani - ainsi que les ambassadeurs du Quintet, a réaffirmé le soutien international et arabe à l'armée libanaise dans l'accomplissement de ses missions. Ce soutien se concentre particulièrement sur le contrôle des armes et sur la fourniture des aides nécessaires, y compris des équipements et d'autres ressources, pour permettre à l'armée d'accomplir ses devoirs efficacement.
Les pays qui hésitaient à participer à la conférence après la réunion préparatoire à Paris le 18 décembre dernier devraient désormais prendre part et fournir leur soutien à l'armée libanaise.
Ce changement intervient à la lumière des progrès de l'armée dans l'achèvement de sa mission au sud du fleuve Litani et de l'appel public de son commandement à l'assistance lors de la première phase du contrôle des armes.
Lors de sa visite à Beyrouth le 9 décembre, Jean-Yves Le Drian a annoncé une réunion préparatoire à Paris, à laquelle ont participé des représentants des États-Unis et d'Arabie Saoudite, aux côtés du commandant de l'armée libanaise, le général Rodolphe Haykal.
Bien que la réunion préparatoire n'ait pas fixé de date spécifique pour la conférence, dans l'attente de la déclaration de l'armée sur la première phase, elle a jeté les bases de l'organisation de la prochaine conférence de soutien à l'armée.

Quels pays participeront à la conférence ?
Aucune participation n'a encore été confirmée de la part de pays en dehors du Quintet - les États-Unis, la France, l'Arabie Saoudite, l'Égypte, et le Qatar - mais Paris et les membres du Quintet coordonneront avec les nations intéressées pour assurer le soutien le plus large possible à l'armée libanaise et aux Forces de sécurité intérieure.
Notamment, l'enthousiasme de certains pays à soutenir l'armée libanaise a augmenté suite à l'annonce par le commandement que la première phase du plan de contrôle des armes au sud du Litani avait été achevée avec succès. Le gouvernement a depuis confié à l'armée la rédaction d'un plan pour le contrôle des armes au nord du Litani, qui devrait être présenté au cabinet lors d'une session prévue pour le 5 février.
À ce stade, le soutien à l'armée libanaise se concentrera principalement sur la fourniture des ressources nécessaires à la mise en œuvre du plan de contrôle des armes, plutôt que sur la fourniture d'armement défensif ou offensif pour riposter ou prévenir les frappes israéliennes. Lors d'une de ses visites au Liban l'été dernier, l'envoyé américain Tom Barrack a souligné que l'armée devait être correctement équipée et formée "en tant que force de maintien de la paix, et non en tant que force militaire offensive."
En tout cas, la conférence de soutien à l'armée prévue à Paris n'est pas la première de ce genre. La France avait déjà organisé une conférence virtuelle similaire en 2021, au milieu de la crise financière croissante du Liban, avec la coopération française, italienne et internationale. Cet effort avait fourni à l'armée une aide urgente totalisant des dizaines de millions de dollars.