Des envoyés français et saoudiens à Beyrouth pour avancer la conférence de soutien à l'armée
Le Liban se prépare à une semaine avec des envoyés et des diplomates alors qu'une escalade militaire israélienne notable au cours des deux derniers jours a des implications sérieuses.
Aujourd'hui, une réunion se tiendra entre le Premier ministre Nawaf Salam et les ambassadeurs du groupe « Quintet » (les États-Unis, la France, l'Arabie saoudite, l'Égypte et le Qatar) pour discuter des enjeux prioritaires, notamment le soutien au gouvernement, la proposition de « fosse financière », la restriction des armes à l'État, et les élections parlementaires.
Quant aux envoyés les plus en vue revenant à Beyrouth, ce sont l'envoyé français Jean-Yves Le Drian et l'envoyé saoudien Yazid bin Farhan, dont le retour coïncide avec un objectif clé : préparer la conférence internationale en soutien à l'armée libanaise.

Selon des sources informées, Le Drian arrivera à Beyrouth au milieu de la semaine, et son programme officiel pour mercredi prochain inclut des rencontres avec le Président de la République Joseph Aoun, le Président du Parlement Nabih Berri, et le Premier ministre Nawaf Salam.
Les réunions devraient se concentrer sur la situation politique et sécuritaire, et sur le soutien à l'État libanais, notamment la conférence internationale pour soutenir l'armée libanaise.
Dans ce contexte, Paris souhaite identifier les besoins de l'armée libanaise en termes d'équipement et de soutien financier, et préparer la conférence avec la participation arabe, européenne et d'autres participants internationaux, dédiée au soutien de l'institution militaire et garantir que la conférence produise des résultats concrets, et non pas seulement des déclarations, tout en coordonnant avec des partenaires internationaux tels que les États-Unis et l'Arabie saoudite pour élargir la participation.
La visite de Le Drian porte également des messages politiques dans de multiples directions, notamment en soutenant le gouvernement libanais et en l'encourageant à respecter ses engagements grâce à une feuille de route claire, notamment sur la question de restreindre les armes à l'État, et en affirmant que la communauté internationale est aux côtés du Liban, mais insiste sur des résultats tangibles plutôt que sur des déclarations ou des promesses, et appelle à accélérer les réformes nécessaires alors que la communauté internationale fait face à d'autres crises qui pourraient réduire l'attention portée au Liban si les réformes sont retardées.