Le comité « mécanisme » du Liban : Accès restreint, avenir incertain après la FINUL
Il n'était pas secret que Washington avait récemment pris des mesures pour écarter les Français du Comité « Mécanisme », avec la possibilité que l'adhésion soit limitée au personnel militaire afin d'évaluer la situation dans le sud au milieu de frappes israéliennes de plus en plus fréquentes, et que les civils ne soient utilisés que lorsque cela est nécessaire.
Il est devenu clair qu'Israël est le premier à œuvrer pour restreindre la présence française dans le comité, tandis que l'envoyé Jean-Yves Le Drian se préparait à participer à sa dernière réunion, qui était limitée à des participants « repérés ». Si les civils ne participent pas à la prochaine réunion le 17 de ce mois, cela confirmerait l'exclusion des Français.
Israël accuse Paris d'adopter le point de vue libanais et loue le rôle de l'armée dans la collecte d'armes au sud du Litani, tandis que Tel-Aviv rejette cette conclusion et refuse de vérifier tout ce que le Liban a fait et s'est engagé à respecter devant Washington et la communauté internationale.
Des sources diplomatiques indiquent que les communications sont en cours pour la participation de Le Drian et de l'envoyée américaine, Morgan Ortagus, pour lancer le travail du comité à un rythme plus rapide.
La restriction imposée aux Français va au-delà du comité dans une confrontation non officielle avec les Américains. Lors de la préparation des termes du cessez-le-feu à la fin du mandat des démocrates, le président de la Chambre, Nabih Berri, a insisté avant l'ancien envoyé Amos Hochstein pour inclure Paris dans le comité, ce qui n'a pas été bien accueilli par l'administration républicaine. Les observateurs de ce processus affirment qu'« il est illogique d'exclure la France du comité, car cela cible toute l'Union européenne dont les pays forment l'épine dorsale de la force de la FINUL depuis sa présence dans le sud en 1978.
En réalité, l'intérêt du Liban nécessite le maintien des Français et de leur rôle dans le comité, même si la décision finale appartient aux Américains.
Il n'est pas secret que les Français comprennent la position du gouvernement libanais et les pressions auxquelles il est confronté, sans oublier le mécontentement originel du Hezbollah à l'égard du Mécanisme, qui s'y est opposé encore plus après avoir été complété par des civils.
Quid après la FINUL ?
Si Israël ne respecte pas tous les termes de la cessation des hostilités, la recherche d'un substitut à la FINUL a commencé aujourd'hui, accompagnée d'une vague de préoccupations.
Des informations diplomatiques indiquent que des responsables libanais, notamment le président Joseph Aoun, ont été approchés par plusieurs pays européens concernant la possibilité d'une force remplaçant la FINUL, la France, l'Italie et l'Espagne montrant leur disponibilité pour cette approche, bien que rien n'ait encore été cristallisé.
Alors que ces pays sont préoccupés par les résultats à la frontière libano-israélienne, ils ont également commencé à s'interroger sur l'avenir des eaux territoriales du Liban, surtout craignant l'arrivée en masse de bateaux de contrebande dans les pays européens en Méditerranée, alors qu'ils subissent des pressions économiques dues à la guerre entre la Russie et l'Ukraine.
Le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a été approché à propos de ce qui se passera à la frontière libano-israélienne, car il n'y a aucun signe confirmant le retrait des cinq points et d'autres zones occupées, comme si on voulait les garder comme zone tampon, ouvrant la voie à l'imposition de conditions plus strictes au Liban.