Le Liban a des réserves d'or de 50 milliards de dollars : Voici pourquoi il ne peut pas les utiliser

Technologie et économie 02-02-2026 | 17:32

Le Liban a des réserves d'or de 50 milliards de dollars : Voici pourquoi il ne peut pas les utiliser

Les propositions d'utiliser l'or de la Banque centrale suscitent un débat sur les limites légales, la confiance publique et la reprise économique.
Le Liban a des réserves d'or de 50 milliards de dollars : Voici pourquoi il ne peut pas les utiliser
L'Or
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La crise monétaire et bancaire a brisé le tabou politique et économique de longue date au Liban concernant la gestion de la substantielle réserve d'or de la Banque centrale, évaluée maintenant à environ 50 milliards de dollars.

 

Des déclarations hésitantes se sont intensifiées en demandes publiques, formulées depuis la tribune parlementaire et adressées au gouvernement ainsi qu'aux audiences populaires.

 

Les demandes pourraient bientôt faire sens sur le plan populaire et économique puisque l'augmentation des prix mondiaux permettrait une liquidation partielle pour financer la reprise du Liban.

 

La proposition du ministre de l'Industrie, Joe Issa Al-Khoury, de vendre une partie de l'or pour rembourser les dépôts pourrait-elle bientôt évoluer en projet de loi à présenter au parlement, levant l'interdiction légale sur la gestion de l'or établie par la loi 46 de 1986 ?

 

Sera-t-il alloué aux dépôts ?

 

 

 

 

Plusieurs propositions de projets devraient bientôt émerger dans les médias, y compris celle d'un groupe d'hommes d'affaires et de banquiers cherchant à persuader les décideurs d'adopter une loi permettant la vente de l'or en deux tranches. La première tranche utiliserait immédiatement ses revenus pour verser à chaque déposant 50 000 dollars, tandis que la seconde, prévue l'année suivante en raison de la hausse anticipée des prix de l'or, couvrirait les 50 000 dollars restants du grand livre financier de 100 000 dollars exposé dans la législation sur le déficit financier.

 

Le débat sur la législation sur le déficit financier pourrait-il offrir l'occasion aux députés ouverts ou discrètement favorables d'intégrer cette proposition dans la législation ?

Le ministre Khoury vise à remettre en question la perception publique profondément enracinée selon laquelle la réserve d'or est une propriété directe de l'État libanais. En réalité, l'or est légalement et financièrement classé comme un actif de la Banque centrale du Liban, non pas faisant partie du trésor public, et est donc régi par les règles du bilan de la Banque centrale plutôt que par des décisions politiques. Cette distinction est particulièrement cruciale compte tenu de la situation financière actuelle, où la Banque centrale enregistre un capital négatif, l'empêchant légalement d'utiliser ses actifs uniquement au bénéfice de son seul actionnaire : l'État.

 

Pourtant, Khoury propose une liquidation limitée de l'or dans le cadre d'une discussion plus large liée au projet de loi sur le déficit financier. La loi exige que la Banque centrale couvre environ 80 % des dépôts dépassant 100 000 dollars, montant à près de 40 milliards de dollars, via des obligations à long terme soutenues par les rendements de ses actifs. Selon le ministre, ce plan ne résout guère le manque de liquidités de la Banque centrale, l'accablant d'obligations s'étendant sur des décennies et reportant plutôt que de résoudre la crise.

 

Par conséquent, Khoury propose d'utiliser une partie limitée de la réserve d'or—pas plus de 15 milliards de dollars—pour des investissements sûrs dans des obligations émises par des pays ou des institutions à haute cote de crédit. Selon la proposition, cette approche allégerait la pression sur le bilan de la Banque centrale, freinerait l'accumulation d'obligations à long terme et offrirait une voie plus réaliste pour la récupération des dépôts.

 

Cependant, cette proposition se heurte à un solide obstacle juridique et législatif. L'expert économique Pierre Khoury note que l'indépendance financière de la Banque centrale ne lui confère pas un contrôle incontrôlé sur l'or. La réserve est protégée par une série de lois, notamment la législation de 1986 interdisant sa gestion—une mesure qui l'a préservée au fil des années de guerre et d'effondrement économique. Cet encadrement juridique strict agit comme une barrière protectrice qui ne peut être ignorée, soulignant que la propriété de la Banque centrale sur l'or ne donne pas à son gouverneur une autorité absolue pour agir; toute mesure nécessite une autorisation législative claire et explicite.

 

Les opposants à l'idée de toucher à l'or fondent leur position sur une profonde méfiance à l'égard des autorités politiques, rappelant l'héritage de feu le président Elias Sarkis, qui a construit la réserve comme un filet de sécurité historique plutôt qu'un outil pour couvrir les échecs accumulés. Les partisans de la mesure suggèrent qu'elle est également protégée; répartissant les actifs gouvernementaux sur des obligations à long terme et profitant prudemment du prix actuel de l'or—générant ainsi une liquidité supplémentaire sans mettre en danger l'actif.

 

L'avocat Akram Azouri clôt le débat en cours sur la réserve d'or, déclarant à Annahar que la Banque centrale du Liban "est le véritable propriétaire de la réserve d'or, et par conséquent, l'État ne peut pas agir sans un cadre législatif." Il a souligné que les législateurs avaient précédemment choisi d'interdire la vente d'or par souci de le préserver, et que cette décision reste en vigueur aujourd'hui.

 

Azouri a insisté sur le fait que "La Banque centrale du Liban jouit d'une indépendance totale," ajoutant que "Le Code de la Monnaie et du Crédit a jeté les bases de la prospérité financière du Liban, établissant clairement la séparation entre l'État et la Banque centrale : la banque ne prête pas à l'État, ni l'État ne lui prête." Il a noté que "L'indépendance de la banque centrale est une pierre angulaire dans chaque pays, car aucun système bancaire ne peut attirer des fonds ou protéger les dépôts des gens si l'État contrôle sa banque centrale." Selon Azouri, "La confiance naît précisément de l'absence d'une telle domination."

 

Ce principe est particulièrement important dans le contexte des Eurobonds, car l'indépendance de la Banque centrale signifie que ses actifs—including l'or—ne sont pas la propriété de l'État, et ne peuvent donc pas être saisis par les créanciers ou faire l'objet de procédures judiciaires, notamment dans les tribunaux de New York. Cette réalité juridique constitue une sauvegarde vitale pour le Liban et est une raison clé pour conserver l'or dans le bilan de la Banque centrale plutôt que de le transférer à la garde de l'État.

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