Le Conseil de transition du Sud du Yemen a appelé à des garanties pour la sécurité de sa délégation à Riyad
Le Conseil de transition du Sud a annoncé que le contact avait été perdu avec sa délégation qui s'est rendue en Arabie Saoudite pour des pourparlers, appelant Riyad à garantir la sécurité de la délégation.
Rashad al-Alimi, président du Conseil de leadership présidentiel du Yémen, a émis un décret républicain révoquant l'adhésion d'Aidarus al-Zubaidi, le renvoyant au procureur général pour des accusations de crimes classés comme « haute trahison » et portant atteinte à la sécurité et à l'unité de l'État.
Après une nuit de frappes aériennes saoudiennes sur le Yémen, le Conseil de transition du Sud a exigé dans un communiqué que les autorités saoudiennes « cessent immédiatement les bombardements aériens et garantissent la sécurité de sa délégation présente à Riyad. »
Le porte-parole du STC, Anwar al-Tamimi, a confirmé à l'Agence France-Presse que le contact avait été perdu avec la délégation du conseil, qui s'est rendue à Riyad mardi soir.
Il a également réaffirmé l'engagement « continu et responsable du conseil avec diverses initiatives politiques et efforts de dialogue, » issu de sa conviction que « le dialogue sérieux est le meilleur moyen de traiter les causes justes, notamment la cause du peuple du Sud. »
Dans une déclaration, le Conseil de transition du Sud a déclaré qu'« une délégation du Conseil de transition du Sud s'était rendue dans la capitale saoudienne, Riyad, dirigée par le secrétaire général du conseil, le cheikh Abdulrahman Shaer al-Subaihi, et comprenant plusieurs membres de l'Autorité présidentielle du conseil, pour participer à la conférence anticipée liée à la cause du peuple du Sud. Cela reflète l'ouverture du conseil et sa volonté de s'engager de manière constructive dans toute voie politique qui prenne en compte les aspirations du peuple du Sud et leurs droits légitimes. »
Parallèlement, la déclaration a confirmé qu'Aidarus al-Zubaidi « continue d'exercer ses fonctions depuis Aden, aux côtés de son peuple, en suivant de près et en supervisant directement le travail des institutions militaires, sécuritaires et civiles. »
Révocation de l'adhésion d'Al-Zubaidi
Par ailleurs, Rashad al-Alimi a émis un décret républicain révoquant l'adhésion d'Al-Zubaidi au Conseil de leadership présidentiel et le suspendant de ses fonctions, sur la base d'une série de charges, notamment de haute trahison dans l'intention de saper l'indépendance de la république, d'endommager sa position militaire, politique et économique, de former un groupe armé, et de commettre des meurtres contre des officiers et soldats des forces armées, en plus de violer la constitution et enfreindre les lois en vigueur.
L'article deux du décret stipule la révocation de l'adhésion d'Al-Zubaidi au Conseil de leadership présidentiel, tandis que l'article trois charge le procureur général de prendre les mesures légales nécessaires et d'enquêter sur les allégations qui lui sont attribuées, conformément aux lois en vigueur.