Liban, entre budget sous tension et frontières fragiles, rétrospective de la semaine du 9 au 15 février

Liban 21-02-2026 | 16:58

Liban, entre budget sous tension et frontières fragiles, rétrospective de la semaine du 9 au 15 février

Entre le projet de loi budgétaire et la déclaration de Saad El Hariri de la participation du courant du futur aux élections législatives de 2026 si elles auront lieu au niveau local, au niveau régional, la menace de guerre en Iran, les discussions au sujet de l'avenir de Gaza et le Conseil de la Paix de Trump... et l'affaire Epstein au niveau international qui nous révele, avec stupéfaction,  tous les jours de nouveaux rebondissements et de nouveaux protagonistes
Liban, entre budget sous tension et frontières fragiles, rétrospective de la semaine du 9 au 15 février
Saad El Hariri
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 Les débats budgétaires au cœur de l’actualité

Le Parlement libanais a consacré ses travaux à l’examen du projet de loi budgétaire. Les discussions ont révélé une fracture persistante entre blocs politiques, mais aussi une volonté pragmatique de parvenir à une adoption rapide. La question des salaires publics, estimés à près de 800 millions de dollars, a dominé les débats : un « double piège », selon plusieurs députés, qui menace d’alourdir le déficit et d’alimenter l’inflation. Les négociations avec le FMI, toujours en cours, ont rappelé l’urgence de réformes structurelles.

 

 Le Sud en reconstruction, sous la menace des raids

Un an après la guerre, les régions frontalières du Sud restent marquées par les destructions. Les habitants témoignent d’une lenteur inquiétante dans la reconstruction, freinée par le manque de financements et l’instabilité sécuritaire. La semaine a été assombrie par de nouvelles frappes israéliennes, notamment sur le camp d’Aïn el-Héloué, visant un centre de commandement présumé du Hamas. Ces attaques ont ravivé les craintes d’un embrasement régional, renforcées par les déclarations de l’ayatollah Ali Khamenei, qui a averti qu’une offensive américaine contre l’Iran déclencherait une « guerre régionale ».

 

Le courant du futur va participer aux élections législatives si elles auront lieu

Le 14 février, Beyrouth s’est recueillie pour marquer le vingt-et-unième anniversaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Des milliers de partisans du Courant du Futur se sont rassemblés place des Martyrs, aux côtés de figures politiques et diplomatiques venues rendre hommage à celui qui fut considéré comme un « homme de dialogue » et un bâtisseur du Liban moderne. Devant la foule, son fils Saad Hariri a prononcé un discours empreint de mémoire et de détermination. Il a réaffirmé que l’héritage de son père ne saurait être réduit au silence et a laissé entendre que son parti, longtemps en retrait, se préparerait à reprendre part aux prochaines élections législatives. « Dites-moi quand les élections se tiendront, je vous dirai alors ce que fera le Futur », a-t-il lancé, promettant que la voix de ses partisans se ferait entendre dans les urnes si le scrutin venait à être organisé.

 

 

Au cours de la semaine du 9 au 15 février 2026, l’affaire Epstein a connu un nouveau tournant avec la publication de millions de pages de documents judiciaires aux États-Unis. Ces archives, longtemps tenues confidentielles, révèlent l’ampleur du réseau et les complicités qui l’ont soutenu, impliquant des personnalités de divers horizons politiques et économiques. Les répercussions se sont rapidement fait sentir à l’international, provoquant des secousses politiques et des démissions dans plusieurs pays. Face à ces révélations, des experts indépendants des Nations Unies ont dénoncé la persistance d’une « entreprise criminelle mondiale » et appelé à l’ouverture de nouvelles enquêtes, soulignant que l’affaire Epstein demeure un dossier explosif aux ramifications planétaires.