Quand la jalousie alimente la stratégie : l'Iran, les Émirats Arabes Unis et la suprématie croissante du Golfe

CCG 26-03-2026 | 22:03

Quand la jalousie alimente la stratégie : l'Iran, les Émirats Arabes Unis et la suprématie croissante du Golfe

Alors que les États du Golfe prospèrent sur la construction de l'État et l'intégration mondiale, la rivalité idéologique et la jalousie accumulées de l'Iran poussent missiles et rhétorique—révélant un contraste saisissant entre le soft power et l'ambition déçue.
Quand la jalousie alimente la stratégie : l'Iran, les Émirats Arabes Unis et la suprématie croissante du Golfe
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La jalousie géopolitique est définie comme un état de frustration stratégique affectant les pays dont les idéologies échouent à apporter la prospérité à leur peuple, tandis qu'ils observent leurs voisins faire des progrès de développement significatifs. Dans le cas iranien, cette jalousie s'est transformée en une "doctrine politique", alimentant l'hostilité envers les pays du Golfe, en particulier les Émirats Arabes Unis.

 

 

Les années 70 : L'illusion du "policier du Golfe"

 

Pendant l'ère du Shah, l'Iran se présentait comme la seule puissance dominante de la région, s'appuyant sur un héritage impérial et le soutien occidental. À cette époque, les pays du Golfe étaient à leurs débuts. Cette "arrogance historique" persane ne pouvait accepter l'idée que ces États émergents deviennent de vrais concurrents à l'avenir.

 

 

Le tournant de 1979 : Exporter la révolution contre la construction de l'État

 

Alors que l'Iran choisissait la voie de "l'exportation de la révolution", des milices, et de l'isolement international post-1979, les Émirats Arabes Unis et les pays du Golfe optaient pour la "construction de l'État" et l'intégration économique mondiale. Ici, le fossé géopolitique s'est creusé : l'Iran achète des loyautés avec des missiles, et le Golfe construit des villes intelligentes et attire des investissements.

 

 

Les années 90 et la décennie du millénaire : "Le miracle émirati" comme un poignard dans le flanc idéologique

 

Le succès de Dubaï, suivi par Abu Dhabi, a été un choc pour le régime iranien. Comment un pays géographiquement "petit" peut-il devenir un hub mondial du commerce, de l'aviation, et de la logistique, alors que les ports et villes iraniens s'effondrent sous une mauvaise gestion ? Ce contraste a créé un sentiment d'infériorité géopolitique à Téhéran, couvert par une rhétorique de haine et de ressentiment.

 

 

Ce que nous voyons aujourd'hui dans le ciblage direct par l'Iran avec des missiles et des drones contre les pays du Golfe est simplement une "explosion" de cette jalousie accumulée. L'Iran réalise que le "soft power" du Golfe a défait son projet idéologique, et la suprématie de Dubaï, Riyad, et Doha a exposé les fausses promesses de la révolution iranienne.

 

 

Ils essaient de détruire ce qu'ils ne peuvent bâtir, et de ternir ce qu'ils ne peuvent imiter. Mais l'histoire prouve que les pays se nourrissant de "jalousie" finissent par s'éroder de l'intérieur, tandis que ceux qui investissent dans le "capital humain" demeurent les véritables phares de l'avenir.

 

 

Déclaration : Les opinions exprimées par les auteurs leur appartiennent et ne représentent pas nécessairement les vues de Annahar.