Rétrospective – Semaine du 15 au 21 février 2026 : Entre débats budgétaires houleux et annonces politiques marquantes
Cette semaine, le Liban entre dans une période singulière : le carême chrétien et le ramadan musulman s’ouvrent simultanément, rappelant que la spiritualité peut unir là où la politique divise. Pourtant, au Parlement, les débats budgétaires ont révélé une fracture persistante. Entre accusations d’opacité et appels à l’urgence institutionnelle, la classe politique semble prisonnière de ses antagonismes, incapable de tracer une voie commune vers la stabilité.
Dans ce climat tendu, le retour annoncé de Saad El Hariri et du Courant du Futur sur la scène électorale résonne comme un signal fort : la politique libanaise reste mouvante, imprévisible, et chaque acteur tente de redessiner son rôle dans un paysage fragmenté.
Au-delà des frontières, les pourparlers entre Washington et Téhéran rappellent combien l’équilibre régional dépend de compromis fragiles. Les « principes directeurs » évoqués à Genève ne suffisent pas à masquer les divergences profondes, tandis que la Maison Blanche brandit la menace d’une escalade militaire. Le Liban, pris dans cette géopolitique, en paie déjà le prix : la question du désarmement du Hezbollah, imposée par des pressions internationales, attise les tensions internes et expose le pays aux frappes israéliennes quasi quotidiennes.
Et pourtant, la vie continue. Le reportage sur l’économie nocturne du Ramadan nous montre une autre image : celle de villes arabes vibrantes, où la culture et le commerce s’entrelacent après l’Iftar. Une vitalité qui contraste avec les discours anxiogènes sur la guerre imminente, et qui rappelle que les peuples aspirent avant tout à vivre, à célébrer, à partager.
Dans ce tumulte, l’Algérie tente de jouer les médiateurs au Sahel, et Donald Trump évoque un « Conseil mondial de la paix » aux contours paradoxaux. Autant de signaux qui montrent que la paix reste un horizon convoité mais lointain.
Le Liban, lui, se trouve à la croisée des chemins. Entre spiritualité et politique, entre pressions extérieures et fractures internes, il doit choisir : céder aux logiques de confrontation ou s’inspirer de cette coïncidence rare — carême et ramadan — pour retrouver une unité qui transcende les divisions.