Une visite difficile à Washington attend le commandant de l'armée libanaise
Des sources diplomatiques occidentales révèlent que la visite du commandant de l'armée libanaise, Rudolf Haykal, à Washington, qui a été précédemment reportée dans des circonstances bien connues, pourrait faire face à des attitudes sévères de la part de ses hôtes lors des réunions qu'il tiendra là-bas. Cela soulève des questions importantes sur l'approche américaine concernant le soutien continu à l'armée libanaise et à quelles conditions.
Le Liban rencontre des difficultés à plusieurs niveaux, confronté à des défis qu'il montre une incapacité à surmonter ou semble manquer de la détermination nécessaire à relever. Ces sources ont noté l'absence de déclarations évaluatives américaines notables concernant le contrôle de l'armée libanaise sur la région au sud du fleuve Litani ou sa préparation à lancer la deuxième phase du plan de l'armée, que sa direction n'a pas présenté au Conseil des ministres avant la visite de Haykal à Washington. Cela était attendu comme un document fort avec un plan annoncé pour éviter les critiques ultérieures qui pourraient encadrer le plan comme exécutant 'les ordres américains', comme le Hezbollah accuse souvent les figures et institutions de l'État libanais lors de jalons importants.
Cependant, la visite offrira une autre opportunité au commandant de l'armée d'expliquer sa vision et son plan et de convaincre les responsables de Washington à divers niveaux, d'autant plus que les objections à ses positions précédentes, qui ont retardé sa visite précédente, provenaient du Congrès américain, qui contrôle habituellement la nature du soutien et de l'aide à l'armée libanaise.
Cette étape est essentielle et comparable à l'opportunité offerte par la France au commandant de l'armée de présenter son approche et sa vision lors d'une réunion tenue à Paris en décembre dernier à laquelle ont assisté des représentants d'Arabie Saoudite, des États-Unis et de France. Cela a permis d'ajuster certaines approches, fournissant les facteurs nécessaires pour convenir de planifier une conférence pour soutenir l'armée libanaise prévue pour le 5 mars, en attendant les résultats de cette conférence.
L'ambiguïté constructive à un stade donné comme tentative de surmonter les obstacles et d'empêcher la détérioration des situations peut ne pas rester ainsi, mais devenir une ambiguïté négative qui ne sert pas le Liban, comme c'est le cas avec les responsables qui soulèvent des points critiques qui sont flous et sujets à interprétation et discrétion, sans parler des différences dans les approches entre les responsables que les missions diplomatiques au Liban ne peuvent s'empêcher de remarquer.
Dans tous les cas, cette priorité pour le Liban concernant l'armée et tout ce qui l'entoure doit transcender, selon ces sources, les grandes attentes que beaucoup de parties placent sur les développements régionaux, qu'ils soient basés sur les résultats du face-à-face entre les États-Unis et l'Iran. Le Hezbollah s'est imposé comme l'un des principaux spéculateurs dans ce contexte basé sur un scénario où l'Iran obtient un accord lui permettant de maintenir l'influence représentée par le Hezbollah au Liban avec toutes ses capacités, ou d'obtenir un prix pour toute concession proposée si elle est à venir. D'autres paris sont fondés sur l'achèvement de la guerre d'Israël contre le parti et sa capacité à mettre fin à ses capacités militaires comme le suggèrent les responsables israéliens, notant que les calculs d'Israël ou ceux de son Premier ministre sont largement déterminés par des considérations internes. Il pourrait être dans l'intérêt de Benjamin Netanyahu de prolonger la guerre au Liban tant qu'elle ne lui coûte pas lors d'une année électorale prévue en octobre prochain, tout en bénéficiant au Hezbollah et en servant ses objectifs en renforçant ses ressources non seulement pour sa survie politique mais en gardant son arsenal, quel qu'il soit, qui lui permet de contrôler effectivement les décisions du Liban, en retour d'affaiblir l'autorité de l'État libanais et d'entraver sa progression. Les diplomates impliqués discernent ce lien des deux côtés internes d'abord, à tel point qu'il y a une préoccupation croissante à propos du Liban, restant au minimum stagnant, au milieu de divisions politiques dangereuses non masquées par des agendas communs parmi les blocs et les députés dans leur compétition pour s'assurer les demandes du personnel militaire retraité pour augmenter leur fortune électorale à un moment où les prochaines élections parlementaires menacent d'entraver la progression dans plusieurs domaines par crainte de perdre des députés ou les blocs auxquels ils appartiennent, y compris l'avancement de l'armée dans la deuxième phase de son plan au nord du Litani.

Ces faits augmentent les préoccupations pour le Liban tant à l'intérieur qu'en ce qui concerne sa susceptibilité aux développements régionaux, en l'absence de cohésion politique et aussi en l'absence apparente d'une stratégie claire pour avancer et des moyens pour la mettre en œuvre. Compter sur le Liban pour bénéficier un jour de développements positifs dans son environnement n'est ni sain ni positif, car le temps coûte cher au Liban et a des impacts négatifs significatifs qui augmenteront ces coûts aux niveaux politique et économique et resteront ainsi.
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