La diplomatie de guerre au Liban s'intensifie alors que la lutte de pouvoir arabe et mondiale façonne les voies de négociation
Au milieu des efforts internes et externes pour arrêter les combats au Liban, un mouvement diplomatique saoudien a émergé sur le front de la communication — un mouvement qui n'est pas nouveau, car il a commencé avec le déclenchement de la guerre et s'est intensifié parallèlement aux campagnes visant le Premier ministre Nawaf Salam. Le Royaume s'est mobilisé par crainte que ces campagnes ne se transforment en troubles internes menaçant la paix civile, voire qu'elles ne visent directement le poste de Premier ministre. Cet engagement a continué à travers des communications périodiques menées par le Prince Yazeed bin Farhan avec le Président Joseph Aoun, le Président du Parlement Nabih Berri et le Premier ministre Nawaf Salam. Notamment, aucun contact récent n'a été enregistré dans les cercles présidentiels en dehors du contexte général ou des salutations de l'Aïd, selon des sources politiques.
Cette action s'inscrit dans un paysage arabe plus large qui inclut l'Égypte, œuvrant pour mettre fin à la guerre, au milieu d'une conviction croissante marquée par la frustration face à ce qui est perçu comme un monopole israélien sur le dossier libanais, soutenu par les États-Unis.
Ce mécontentement, particulièrement du point de vue saoudien selon des sources politiques, provient de la préoccupation quant à la capacité du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à obtenir une victoire au Liban au détriment de l'unité et de la souveraineté du pays, tandis que les États arabes voisins sont soit incapables, soit même empêchés de s'engager dans un processus de paix. Ceci s'étend à la France et à d'autres pays européens, qui sont également exclus de la médiation ou des initiatives, sous la pression israélienne sur Washington pour limiter les négociations directes à une voie bilatérale entre le Liban et Israël sous l'égide américaine.
Deux Voies de Négociation
Pour renforcer cette approche, deux voies de négociation parallèles ont émergé : l'une se déroulant à Islamabad entre Washington et Téhéran sous parrainage pakistanais, et une autre à Washington entre Israël et le Liban sous l'égide américaine. Dans ce contexte, le Liban a perdu à la fois le soutien européen et arabe qui pourrait renforcer sa position dans les négociations et lui fournir un levier, car il ne peut pas avancer vers un accord de paix avec Israël sans parrainage arabe.
Cette situation, combinée à la position ferme du Président du Parlement, qui a imposé un veto de parti sur les négociations de Washington et a insisté sur le fait de ne s'engager sur aucun cessez-le-feu à moins qu'Israël ne s'engage en premier, coïncidant avec l'expansion d'Israël vers le sud de la banlieue de Beyrouth, signale une phase extrêmement dangereuse. Elle ne laisse aucune place à la diplomatie et déplace plutôt le facteur décisif sur le champ de bataille, où les confrontations ont dégénéré de combats militaires à une invasion terrestre que les efforts politiques seuls ne peuvent arrêter.
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