Nadine Labaki évoque la résistance de l'art libanais au Festival de Cannes, mettant en lumière la richesse culturelle du Liban

Culture 25-05-2026 | 12:23

Nadine Labaki évoque la résistance de l'art libanais au Festival de Cannes, mettant en lumière la richesse culturelle du Liban

Nadine Labaki et le pouvoir du cinéma libanais à Cannes
Nadine Labaki évoque la résistance de l'art libanais au Festival de Cannes, mettant en lumière la richesse culturelle du Liban
Nadine Labaki évoque la résistance de l'art libanais au Festival de Cannes, mettant en lumière la richesse culturelle du Liban
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Avant de présenter le prix du Meilleur Scénario lors de la cérémonie de clôture du Festival de Cannes, la réalisatrice libanaise Nadine Labaki, lauréate du Prix du Jury en 2018 pour son film Capharnaüm, a déclaré qu'elle ne pouvait pas s'empêcher de penser au Liban, le décrivant comme un pays condamné à vivre les pires scénarios depuis sa naissance.

 

Labaki, qui a remis le prix au cinéaste français Emmanuel Marre pour son film « Un homme de son temps », a demandé : Est-il sage de quitter nos enfants et de quitter le Liban alors que notre pays traverse une guerre dévastatrice ? Et avons-nous le droit de célébrer la vie alors que la mort nous entoure ?

 

Elle a ajouté que depuis qu'elle et son mari, le compositeur Khaled Mouzanar, membre du jury « Un Certain Regard », ont reçu l'invitation au festival, elle vivait « un tourbillon de contradictions, d'émotions et d'incertitudes. » Elle a ensuite souligné : « Mais je me souviens que ce petit pays, à peine visible sur la carte, continue obstinément, malgré les blessures et l'injustice, de hurler, chanter, écrire, faire des films et aimer la vie, comme si l'art était devenu notre ultime acte de résistance. »

 

Elle a continué : « Alors célébrons ce soir cette force : la force de l'art, la force des mots, et la force du cinéma. Et célébrons aussi cette belle salle, vous tous, cette énergie créatrice, et ce pouvoir qui peut devenir l'une des plus belles barrières contre la folie du mal. »