Israël élargit ses frappes dans le sud du Liban alors que le Hezbollah intensifie ses attaques de représailles
L'armée israélienne a émis un avertissement hier, dimanche, aux habitants de Sohmaor (Bekaa occidental), Roumine, Al-Qusaybah (Nabatieh), Kfar Houna et Bnaafoul.
Dans le district de Marjayoun, des avions israéliens ont mené une frappe intense sur la ville de Debbin, tandis qu'une autre frappe aérienne a visé la périphérie sud de la ville de Yohmor Al-Shkif.
L'armée israélienne a lancé deux frappes aériennes sur Marwaniyah dans le sud du Liban, Shoukine, Jibchit, Al-Sultaniyah, Kfar dounine et Harouf.
"Le Hezbollah" poursuit sa réponse
Depuis le cessez-le-feu, Israël continue de lancer des frappes prétendant viser le "Hezbollah" et ses membres, effectuant des opérations de démolition et de destruction dans des zones occupées par ses forces dans les régions adjacentes à la frontière. De plus, son armée émet quotidiennement des avertissements d'évacuation aux villages, qui se sont géographiquement étendus pour souvent inclure des zones éloignées de la frontière, habitées par des résidents ainsi que des personnes déplacées d'autres régions.
Le Hezbollah continue d'annoncer des attaques contre l'armée israélienne dans le sud du Liban et sur le territoire israélien, déclarant que ces actions sont en réponse aux violations israéliennes de la trêve.

Le parti a déclaré samedi avoir frappé une cible militaire dans le nord d'Israël, annonçant dimanche que plusieurs opérations avaient été menées contre les forces israéliennes occupant des villages dans le sud du Liban.
Les États-Unis ont annoncé vendredi, après un troisième cycle de pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, la prolongation du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril qui devait se terminer dimanche, pour une durée supplémentaire de 45 jours.
Le Hezbollah rejette les négociations directes entre le Liban et Israël, les premières depuis des décennies entre les deux pays qui n'ont pas de relations diplomatiques. Ces pourparlers abordent principalement la question controversée du désarmement du parti, ce qu'il refuse.

Le Hezbollah, commentant la prolongation de la trêve samedi, a vu dans la proposition d'établir un mécanisme de sécurité facilité par les États-Unis une addition à la « série de concessions gratuites » que les autorités libanaises offrent.
Les attaques israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars ont causé la mort de plus de 2900 personnes au Liban, dont plus de 400 depuis l'entrée en vigueur de la trêve, selon les autorités libanaises, en plus du déplacement de plus d'un million de personnes.