Le Liban innove avec la technique VOLT pour traiter la fibrillation auriculaire au LAUMC–Hôpital Rizk, marquant une avancée médicale significative.
Une procédure cardiaque révolutionnaire réalisée par le Dr. Johnny Abboud introduit une approche plus rapide, sûre et précise pour traiter la fibrillation auriculaire, mettant le Liban à l'avant-garde de l'innovation régionale en matière de soins cardiaques.
À droite, le cardiologue et spécialiste cardiovasculaire Dr Johnny Abboud, et à gauche, un membre de l'équipe chirurgicale assistant dans la salle d'opération.
Cette procédure avancée a été réalisée par le spécialiste cardiovasculaire Dr. Johnny Abboud, avec une équipe médicale spécialisée, marquant un saut qualitatif dans le développement des traitements des maladies cardiaques aux niveaux local et régional.
Dr. Abboud and his surgical team in the operating room.
Quels sont les risques de la fibrillation auriculaire ?
La technique VOLT est un nouvel outil pour traiter la fibrillation auriculaire, un trouble cardiaque grave caractérisé par des battements cardiaques irréguliers causant des palpitations et de la fatigue. Elle est également associée à un risque accru d'accident vasculaire cérébral et d'insuffisance cardiaque. Cette procédure offre donc une intervention plus précise et fondée sur les données, contribuant à de meilleurs résultats en améliorant la précision et l'efficacité tout en minimisant les risques potentiels.
Quels sont les résultats positifs de la nouvelle technique pour traiter la fibrillation auriculaire ?
Concernant les soins aux patients, l'utilisation de cette technique réduit le temps de chirurgie, améliore la sécurité et accélère la récupération, affectant positivement les résultats à long terme et la qualité de vie des patients atteints de troubles du rythme cardiaque.
un homme de 35 ans et s'est exprimé pour Annahar, la fibrillation auriculaire est très courante chez les personnes âgées dans la région, sa prévalence augmentant avec l'âge, bien qu'elle puisse aussi affecter les jeunes adultes précocement. Elle entraîne une fatigue du muscle cardiaque et présente un risque d'AVC et de fatigue qui empêche les patients de mener une vie normale. Elle provoque également une augmentation significative de la fréquence cardiaque, entraînant un inconfort considérable et une anxiété continue pour le patient, pouvant même le réveiller la nuit, car cette condition peut survenir à tout moment, même assis ou en dormant.
X-ray image.
Cependant, la plupart des médecins au Liban et dans la région traitent cette condition en utilisant des méthodes traditionnelles et des médicaments. La technique conventionnelle consiste à ablater les zones où se produit le dysfonctionnement électrique du cœur. Cette méthode est utilisée au Liban depuis plus de 10 ans.
La technique moderne, réalisée pour la première fois, repose sur les radiofréquences pour corriger le dysfonctionnement en envoyant un champ magnétique aux cellules sans ablation ni brûlure, aidant à éviter le rétrécissement des artères ou les dommages pouvant survenir avec la technique traditionnelle.
Y a-t-il des effets secondaires attendus de la nouvelle technique ?
Il n'y a pas de complications attendues de la nouvelle technique par rapport à la méthode traditionnelle; c'est l'objectif selon Abboud. Bien qu'il note qu'il s'agit d'une intervention cardiaque à ne pas sous-estimer, elle diffère considérablement de la méthode traditionnelle. Elle est réalisée sous anesthésie locale, sans nécessité d'anesthésie générale.
De plus, contrairement à la méthode traditionnelle, qui dure environ cinq heures, cette procédure est réalisée en une heure, et le patient est libéré le lendemain pour des fins de surveillance uniquement. Les effets secondaires et complications ne sont pas présents comme avec la méthode traditionnelle et ne dépassent pas 1 pour cent.