Les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran gagnent du terrain alors que Trump évoque une percée possible sur un accord de paix

Région 07-05-2026 | 12:51

Les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran gagnent du terrain alors que Trump évoque une percée possible sur un accord de paix

Diplomatie et tensions au détroit d'Hormuz : enjeux clés
Les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran gagnent du terrain alors que Trump évoque une percée possible sur un accord de paix
Des navires dans le détroit d’Ormuz.
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Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi qu'il est « tout à fait possible » de parvenir à un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, tandis que tous les regards sont tournés vers Téhéran, qui passe en revue une proposition de paix américaine.

 

Trump a dit aux journalistes à la Maison Blanche mercredi : « Ils veulent conclure un accord. Nous avons eu de très bonnes discussions au cours des dernières 24 heures. »

 

De son côté, l'agence de presse des étudiants iraniens a rapporté qu'un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que Téhéran communiquerait bientôt sa réponse par l'intermédiaire du Pakistan, qui a accueilli les seuls pourparlers de paix pendant la guerre et sert de principal canal pour transmettre les messages entre les deux parties.

 

 

Vers une « reprise des bombardements » ?

 

Plus tôt mercredi, Trump semblait plus pessimiste quant aux perspectives d'un accord. Dans un post sur la plateforme Truth Social, il a menacé de reprendre la campagne de bombardement sur l'Iran, décrivant la possibilité que Téhéran accepte la dernière proposition américaine comme une « grande supposition ».

 

Les deux parties restent en désaccord sur plusieurs questions épineuses, notamment les ambitions nucléaires de l'Iran et son contrôle du détroit d'Hormuz, qui avant la guerre voyait le passage d'environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et gaz.

 

 

 

Teheran. (AFP)
Teheran. (AFP)

 

 

« 14 clauses » pour mettre fin à la guerre

 

 

Une source pakistanaise et une autre familiarisée avec les pourparlers ont confirmé l'exactitude d'un rapport publié par le site Axios concernant le mémorandum d'une page proposé, comprenant 14 clauses pour mettre officiellement fin à la guerre.

 

Les sources ont noté que le mémorandum serait suivi de discussions pour ouvrir les canaux de navigation dans le détroit d'Hormuz, lever les sanctions américaines contre l'Iran et convenir de restrictions sur son programme nucléaire.

 

Il n'est pas clair à quel point le mémorandum diffère du plan en 14 points d'Iran présenté la semaine dernière.

 

Le porte-parole du comité de politique étrangère et de sécurité nationale au Parlement, le député iranien Ebrahim Rezaei, a décrit le texte comme étant « plus proche d'une liste de souhaits américaine qu'une réalité. »

 

Il est apparu que le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf se moquait des rapports de rapprochement entre les deux parties lorsqu'il a écrit sur les réseaux sociaux en anglais, « L'opération 'Fais-moi confiance mon pote' a échoué. »

 

Il a ajouté que de tels rapports ne sont rien d'autre que de la désinformation américaine suite à son échec à ouvrir le détroit d'Hormuz à la navigation.

 

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a exprimé ses espoirs que « l'élan » résultant de la suspension de l'opération militaire ouvre la voie à un accord à long terme.

 

Pendant ce temps, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré mercredi qu'Israël est « prêt à tous les scénarios » concernant l'Iran, soulignant qu'il est d'accord avec Trump sur la nécessité de retirer tout l'uranium enrichi d'Iran pour l'empêcher de développer une bombe nucléaire. 

 

 

Trump. (AFP)
Trump. (AFP)

 

 

Principales demandes américaines exclues du mémorandum

 

 

Dans ce contexte, une source familiarisée avec les efforts de médiation a déclaré que l'envoyé de Trump, Steve Witkoff, et le gendre du président, Jared Kushner, mènent les négociations.

 

La source a noté que si les deux parties acceptent l'accord préliminaire, des négociations détaillées commenceraient sur une période de 30 jours pour parvenir à un accord global.

 

Il a ajouté que l'accord global inclurait la levée des sanctions américaines, la libération des fonds iraniens gelés, la levée de l'embargo imposé par Téhéran et Washington sur le détroit d'Hormuz et l'imposition de restrictions sur le programme nucléaire de l'Iran, dans le but d'obtenir un arrêt temporaire ou un gel de l'enrichissement d'uranium en Iran.

 

Bien que des sources confirment que le mémorandum n'exigerait initialement aucune concession de part et d'autre, ni les sources ni le site Axios n'ont abordé plusieurs demandes clés faites précédemment par Washington que l'Iran rejette.

 

Parmi les demandes américaines non incluses dans le mémorandum figurent des restrictions sur le programme de missiles de l'Iran et l'arrêt de son soutien aux groupes armés au Moyen-Orient.

 

Les sources n'ont pas abordé le stock actuel d'uranium enrichi de l'Iran, qui dépasse 400 kilogrammes avec un niveau de pureté proche de celui des armes. Washington avait précédemment exigé que l'Iran abandonne ce stock avant tout accord pour mettre fin à la guerre.