L'importance de protéger les 2 600 espèces de plantes à fleurs sauvages du Liban pour préserver notre biodiversité et notre avenir.
Le printemps invite les gens à se rendre dans la nature, qu'il orne de nuances de couleur innombrables, avec au moins 2 600 types documentés de plantes à fleurs sauvages à travers les 10 452 kilomètres carrés du Liban. Cela met en évidence la richesse remarquable de la biodiversité dans ce petit pays, surtout en comparaison avec des nations de plusieurs fois sa taille.
Malgré sa petite taille, le Liban joue également un rôle important dans le patrimoine naturel mondial, car il est l'habitat original de 92 espèces de plantes à fleurs sauvages.
Joelle Breidy, gestionnaire de la Banque Nationale de Gènes à l'Institut de Recherche Scientifique Agricole de Tal Amara, décrit cette biodiversité comme un patrimoine mondial, comparable à Baalbek et aussi emblématique du Liban que le cèdre. Elle explique que chaque plante a ses propres caractéristiques uniques et que les risques qui les menacent doivent être réduits, en particulier ceux causés par les humains.
L'appel du printemps ne doit pas être ignoré, pas plus que le devoir de respecter la nature. Lors de vos sorties, évitez les dommages et la cueillette excessive, et laissez aux plantes la chance de se reproduire et de se renouveler afin que nous puissions préserver les espèces qui rendent le Liban unique, comme le préconise Breidy.

L'Institut de Recherche Scientifique Agricole a lancé des efforts pour préserver le patrimoine végétal du Liban en 1996, en coopération avec les Jardins botaniques royaux de Kew, dans le but de documenter les plantes à fleurs sauvages du Liban et de conserver leurs graines.
Dans ce cadre, la Banque Nationale de Gènes a été établie en 2013. Son équipe a depuis ajouté neuf espèces végétales au registre botanique du Liban qui avaient été négligées dans les références précédentes.

Aujourd'hui, les efforts se poursuivent pour préserver et promouvoir cet héritage libanais au niveau mondial en développant les capacités de la banque et en élargissant son champ d'action pour inclure les cultures agricoles locales traditionnelles. Cela est soutenu par le projet « Biodiversité pour les Opportunités, les Moyens de subsistance et le Développement » (BOLD), financé par le Crop Trust en Norvège.
