Éducation en crise au Liban : écoles et autorités face à l’incertitude de la guerre
La guerre a laissé tous ceux impliqués dans le secteur de l'éducation confus et désorientés, une confusion qui se transforme presque en conflit entre les parties prenantes.
Certaines écoles ont fermé et sont passées à l'enseignement à distance. D'autres ont complètement fermé et leurs enseignants ont été dispersés. Un troisième groupe a poursuivi l'enseignement en présentiel, créant ainsi une inégalité parmi les élèves.
Certains élèves n'ont pas accès à Internet chez eux et ne peuvent pas payer les factures de téléphone mobile. Parallèlement, des familles plus privilégiées ont envoyé leurs enfants dans des pays européens pour les protéger du stress psychologique et d'une atmosphère de peur.
Les parents sont également profondément confus, pris entre des pensées dispersées, des difficultés financières et les écoles exigeant des frais de scolarité pour payer les enseignants et le personnel. Certains refusent de payer, tandis que d'autres accusent les écoles de cupidité. Les parents craignent les risques de voyager sur les routes et manquent souvent de solutions pour s'occuper de leurs enfants à la maison pendant qu'ils doivent aller travailler.
Le ministère de l'Éducation est sous pression pour organiser les examens officiels, les annuler ou les reporter indéfiniment. Il est soumis à des pressions dans différentes directions, y compris des préoccupations concernant le manque d'équité des opportunités en raison de la guerre. La ministre de l'Éducation fait l'objet d'attaques verbales, tandis qu'elle ne peut pas assumer seule le fardeau de la guerre.
La réalité difficile nécessite un groupe de travail, un plan et une stratégie pour affronter les nouvelles circonstances. Tous les acteurs sont dans un état de confusion. Chacun fait face à des risques sécuritaires, une détérioration de la santé mentale et des conditions économiques déjà complexes.
Il est nécessaire d'avoir une stratégie éducative spéciale pour le temps de guerre (car l'état de guerre au Liban est en cours), qui vient s'ajouter au besoin de nombreuses autres stratégies dans différents domaines, notamment la bien connue stratégie de défense qui n'a pas été réalisée pour des raisons bien connues mais inconnues.
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