Entretiens Macron–Salam à Paris : Un cessez-le-feu fragile peut-il protéger le Liban d’un conflit régional plus profond ?
À quelques heures de l’arrivée du Premier ministre libanais Nawaf Salam à l’Élysée, où il doit être reçu par Emmanuel Macron, la présidence française souligne le caractère critique de cette rencontre. Selon des sources officielles, le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre en attaquant Israël, aggravant le conflit régional. Les responsables français estiment qu’il s’agit d’une erreur stratégique qui a épuisé le Liban, malgré un cessez-le-feu temporaire de dix jours obtenu après des semaines d’opérations israéliennes et d’attaques du Hezbollah dans le nord d’Israël.
Macron, engagé depuis le début de la crise, poursuit ses efforts diplomatiques en lien avec le président américain Donald Trump pour stabiliser le Liban, éviter qu’il ne devienne une menace pour ses voisins et renforcer sa souveraineté. La présidence rappelle que la France soutient l’armée libanaise afin qu’elle assure la sécurité sur l’ensemble du territoire. La Conférence de Soutien à l’Armée, prévue le 5 mars, reste à l’ordre du jour et sera discutée avec Salam pour en garantir l’efficacité, compte tenu de l’évolution de la situation.
Les responsables français affirment également que la France restera aux côtés du Liban après le retrait de la FINUL, en travaillant avec ses partenaires pour définir un cadre de sécurité durable. Les consultations sont déjà en cours, Paris jouant un rôle moteur dans ces discussions. Le défi immédiat reste de savoir si le cessez-le-feu de dix jours peut être prolongé et si, durant cette période critique, les autorités libanaises peuvent être soutenues dans la mise en place d’une voie plus stable vers la paix.

Des sources militaires à la présidence française confirment que les contacts entre l’armée libanaise et la FINUL restent solides, sans problème de coordination. Elles soulignent que toute perspective de normalisation des relations entre le Liban et Israël doit préserver l’unité et l’intégrité du territoire libanais. Les responsables israéliens affirment qu’ils maintiendront leur présence dans le sud tant que la menace du Hezbollah persiste, une menace qui fragilise également le gouvernement libanais.
Cependant, la présidence française insiste sur le fait qu’Israël ne doit pas maintenir une présence prolongée au Liban, afin d’empêcher le Hezbollah de relancer ses attaques et de le contraindre à une posture défensive. Les responsables reconnaissent la complexité de la situation, mais estiment que la réactivation du mécanisme de coordination pourrait contribuer à sécuriser et prolonger le cessez-le-feu.