Défiant les avertissements officiels, les Libanais déplacés commencent un retour prudent vers le sud malgré un cessez-le-feu fragile et des infrastructures endommagées
Un certain nombre de personnes déplacées n'ont pas écouté l'appel du Commandement de l'armée libanaise, du "Hezbollah" et du Président Nabih Berri à attendre avant de retourner dans les banlieues sud de Beyrouth et le sud du Liban, par crainte qu'Israël ne rompe la trêve avec le Liban, entrée en vigueur à minuit jeudi-vendredi.

Dans les banlieues sud de Beyrouth, le mouvement de retour reste jusqu'à présent timide, avec un mouvement limité à l'entrée adjacente à Markouhayel et Safir, car les autres entrées des banlieues restent fermées en attendant l'autorisation de l'armée libanaise pour permettre aux citoyens et aux journalistes d'entrer.
Depuis les premières heures du matin, les sudistes se dirigent vers leurs villages malgré la désconnexion des villes après qu'Israël ait détruit la plupart des ponts reliant les districts de Bint Jbeil, Tyr et Nabatiyeh.
Déterminés à traverser, les résidents, avec l'aide de l'armée libanaise, ont rouvert la route au pont d'Al-Qasmiyeh. L'armée a fait venir un bulldozer pour dégager les dégâts et faciliter le mouvement.
Une vidéo qui a circulé montrait un embouteillage au pont d'Al-Qasmiyeh ce matin, avec un mouvement notable vers les villages du sud.
À Sidon, l'autoroute principale entre Beyrouth et Sidon, au point de contrôle de l'armée libanaise à Al-Ouli, a vu un mouvement de circulation notable depuis les premières heures de la matinée.
Le collègue Ahmad Mantash a observé les préparatifs des résidents dans les refuges à Sidon et ses environs pour leur retour aujourd'hui.

