Netanyahu approuve les négociations directes avec le Liban
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé aujourd'hui qu'il a demandé à son cabinet de commencer des négociations directes avec le Liban dès que possible, en réponse aux demandes répétées du côté libanais.
Il a souligné que les pourparlers se concentreront sur le désarmement du Hezbollah et l'établissement de relations pacifiques entre Israël et le Liban, et a insisté sur le fait qu'Israël accueille favorablement l'appel du Premier ministre libanais Nawaf Salam en faveur d'un Beyrouth sans armes.

Par ailleurs, la chaîne israélienne Channel 12 a rapporté que l'ambassadeur israélien Yehiel Leiter dirigera les négociations directes avec le président libanais Joseph Aoun dans le cadre des efforts pour maintenir le cessez-le-feu et faire avancer le processus de paix entre les deux pays.
Les négociations avec le Liban commenceront bientôt.
Par ailleurs, le site américain Axios a rapporté qu'un responsable israélien a déclaré qu'il n'y a actuellement pas de cessez-le-feu au Liban et que des négociations directes entre Israël et le Liban commenceront dans les jours à venir.
Qui dirigera les négociations ?
Des sources américaines ont déclaré à Axios que l'envoyé américain Steve Witkoff a demandé à Netanyahu d'atténuer les frappes et d'ouvrir des négociations avec le Liban.
Ils ont ajouté que l'ancien ministre israélien Ron Dermer pourrait diriger la délégation israélienne lors des discussions, notant que les discussions seront menées côté américain par l'ambassadeur américain au Liban Michel Issa, côté israélien par Yehiel Leiter, et côté libanais par Nada Maawad.
Axios a rapporté que l'accord de Netanyahu pour tenir les négociations est intervenu après des appels téléphoniques avec le président américain Donald Trump et Witkoff.
Cessez-le-feu temporaire
Un haut responsable libanais a déclaré à Reuters que le Liban demande un cessez-le-feu temporaire pour permettre des discussions directes avec Israël, précisant que les négociations seront menées comme une piste distincte mais suivront le modèle du cessez-le-feu Iran-États-Unis.
Le responsable a expliqué que la date et le lieu des pourparlers de cessez-le-feu avec Israël n'ont pas encore été déterminés et que le Liban exige que les États-Unis agissent en tant que garant de tout accord pour en assurer la mise en œuvre.
Monopole de l'État sur les armes
Plus tôt aujourd'hui, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a annoncé que le Liban soumettra une plainte urgente au Conseil de sécurité de l'ONU concernant les récentes attaques israéliennes, qui se sont étendues pour inclure la capitale, Beyrouth.
Salam a souligné que cette dangereuse escalade compromet tous les efforts visant à arrêter la guerre et a insisté sur la nécessité pour l'armée libanaise et les forces de sécurité d'imposer pleinement la souveraineté de l'État sur Beyrouth et de veiller à ce que toutes les armes soient détenues exclusivement par l'État.
Israël élargit les avertissements dans la banlieue sud
Après plusieurs attaques ces derniers jours dans la zone Jnah-Ghobeiri, l'armée israélienne a aujourd'hui ajouté Jnah à sa liste d'avertissements complets pour la banlieue sud de Beyrouth, dans un contexte d'escalade continue suite à l'intense campagne aérienne d'hier au Liban.
Le porte-parole de l'armée israélienne Avichay Adraee a publié une carte couvrant les zones de Haret Hreik, Ghobeiri, Laylaki, Hadath, Burj Barajneh, Tahoueitat Al-Ghadir, Shiyyah, et Jnah.